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Fonds en euros 2026 : quelle stratégie pour un épargnant prudent ?

Selon les estimations de Good Value for Money*, le rendement moyen des fonds en euros pourrait atteindre 2,90 % à 3,00 % en 2026, sous réserve des taux effectivement servis par les assureurs. Dans ce contexte, quelle place accorder aux fonds en euros dans une stratégie d’épargne prudente ? Et quels placements peuvent utilement les compléter ?

*Good Value for Money est un cabinet français indépendant d’analyse et de notation spécialisé dans l’analyse de l’assurance vie et l’épargne retraite. Estimations publiées le 30/09/2026.

Fonds en euros : quelles perspectives pour 2026 ?

Les taux obligataires, moteur du rendement

Après plusieurs années de taux historiquement bas, la remontée des taux obligataires engagée en 2022 a changé la donne pour les assureurs. Si la Banque centrale européenne (BCE) a commencé à réduire ses taux directeurs en juin 2024, les taux obligataires à long terme ont suivi une évolution différente, influencée notamment par les anticipations d’inflation et les perspectives économiques. Or, ces taux jouent un rôle majeur dans la rémunération des fonds en euros.

Pourquoi ? Parce que les assureurs investissent une grande partie de leurs actifs dans des obligations d’États et d’entreprises. Lorsque les taux obligataires augmentent, ils peuvent progressivement investir dans de nouveaux titres offrant des rendements plus élevés.

Mais cet effet ne se traduit pas immédiatement dans la performance des fonds en euros. Les portefeuilles des assureurs sont constitués d’obligations acquises à différentes périodes, avec des niveaux de rémunération variables. Le rendement d’un fonds en euros reflète donc autant les investissements passés que les conditions de marché actuelles.

Quel rendement moyen pour les fonds en euros en 2026 ?

Selon Cyrille Chartier Kastler, le fondateur du site Good Value for Money (publication du 30/09/2026 dans Le Figaro), le rendement moyen pourrait atteindre 2,90 % à 3,00 % en 2026, après environ 2,60 % servis en moyenne au titre de 2025.

Cette progression anticipée s’expliquerait notamment par le renouvellement des portefeuilles obligataires. La Banque de France soulignait d’ailleurs, dans une publication du 24 septembre 2026, que les assureurs avaient orienté leurs flux de placements en 2025 pour bénéficier de la hausse des taux longs.

Ces perspectives sont des estimations. Elles ne constituent ni un engagement ni une garantie. Le taux servi par un fonds en euros est fixé chaque année par l’assureur. Les rendements effectivement servis au titre de 2026 seront connus début 2027 et varieront selon les contrats. Les rendements mentionnés sont exprimés nets de frais de gestion du fonds en euros, avant prélèvements sociaux et fiscalité, sous réserve de la comparabilité des données publiées. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le fonds en euros, socle d’une stratégie prudente

La garantie en capital : l’atout distinctif

Le fonds en euros se distingue par la garantie en capital apportée par l’assureur, selon les modalités prévues au contrat. C’est ce qui en fait la base naturelle d’une épargne prudente. Cette garantie repose sur la solidité financière de l’assureur. Elle peut s’apprécier avant ou après déduction de certains frais, notamment les frais de gestion du contrat : vérifiez bien les conditions avant de vous engager. L’assurance vie permet en outre généralement des rachats partiels ou totaux, sous réserve des dispositions contractuelles et de la fiscalité applicable.

Les offres bonus : un levier pour améliorer la rémunération

Certains assureurs majorent temporairement le rendement de leur fonds en euros par un bonus, exprimé en points de pourcentage. Exemple purement illustratif : un fonds en euros servant 2,50 % et assorti d’une bonification de 1,50 point offre un rendement bonifié de 4,00 % sur les sommes éligibles. Ce rendement s’entend net de frais de gestion du fonds en euros, avant prélèvements sociaux et fiscalité. Il ne s’applique que sur la période prévue par l’offre et ne préjuge pas des taux servis les années suivantes.

Toutes les offres ne se valent pas. Certaines n’imposent aucun investissement en unités de compte. D’autres exigent une part minimale d’unités de compte, dont la valeur n’est pas garantie et qui présentent un risque de perte en capital. Durée de la bonification, dates de versement, montants éligibles, conditions de maintien : regardez les conditions qui permettent réellement d’en bénéficier, pas seulement le taux affiché.

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Attention à l’inflation

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Préserver son capital ne signifie pas toujours préserver son pouvoir d’achat

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En 2025, l’inflation moyenne en France s’est établie à 0,9 % selon l’Insee. Le rendement moyen servi par les fonds en euros au titre de 2025 s’est établi autour de 2,60 % (selon France Assureurs), avant prélèvements sociaux et fiscalité. Une fois les prélèvements sociaux déduits, l’écart se réduit mécaniquement.

Rien n’est acquis : une inflation plus élevée ou une baisse des rendements pourrait réduire, voire effacer, ce gain réel. Le bon indicateur reste le rendement obtenu après prélèvements, inflation déduite.

C’est aussi pour cette raison que certains épargnants prudents envisagent de compléter leur fonds en euros.

Un bon complément : la gestion déléguée en profil Modéré

Vous souhaitez diversifier au-delà du fonds en euros, sans gérer vous-même les arbitrages ? La gestion déléguée peut constituer une piste à étudier, en complément du fonds en euros et non en remplacement.

Un pilotage confié à des professionnels

La gestion déléguée, conseillée par Lucya, est proposée au sein de tous les contrats Lucya et accessible dès 1 000 € pour les contrats Lucya Cardif, et au seuil du contrat pour le reste de la gamme. La gestion du portefeuille est confiée à l’assureur, selon l’orientation de gestion choisie. Les arbitrages sont réalisés pour vous, dans le cadre de cette orientation.

Le profil Modéré, le moins exposé des trois orientations

Des trois orientations proposées, le profil Modéré présente le niveau de risque le plus faible. Il accorde une place importante aux supports monétaires et obligataires. À titre d’illustration, au 30 septembre 2026, son allocation se répartissait ainsi :

Classes d’actifsPart de l’allocation au 30/09/2026
Supports monétaires46 %
Supports obligataires 46 %
Actions 7 %
Matières premières 1 %

Cette répartition peut évoluer et ne préjuge pas de la composition future du portefeuille.

Ce qu’il faut savoir avant de souscrire

Même en profil Modéré, la gestion déléguée comporte un risque de perte en capital. Contrairement au fonds en euros, elle ne garantit pas le capital investi. Elle comporte aussi des frais spécifiques, notamment des frais de mandat. Avant toute souscription, consultez le document d’informations clés (DIC) des supports concernés : il précise leur indicateur de risque et leurs frais.

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Les produits structurés : une poche ciblée pour certains épargnants

Un fonctionnement défini à l’avance

La rémunération d’un produit structuré repose sur une formule fixée dès sa création, généralement liée à l’évolution d’un indice. Vous connaissez dès le départ les scénarios possibles : conditions de remboursement, rendement conditionnel, mécanisme de protection éventuel. Cette lisibilité de la formule peut intéresser un épargnant qui accepte un risque de perte en capital en contrepartie d’un objectif de rendement défini, sur un horizon déterminé.

Une protection conditionnelle, pas une garantie

Certains produits structurés intègrent des mécanismes de protection du capital à l’échéance. Ces protections sont conditionnelles. Elles ne doivent pas être confondues avec la garantie en capital d’un fonds en euros. Un produit structuré n’est donc pas une alternative équivalente au fonds en euros. Il peut, le cas échéant, venir en complément, sur une part limitée de l’épargne.

Des risques spécifiques à bien mesurer

  • Perte en capital : en cas de sortie avant l’échéance, et parfois à l’échéance selon la formule.
  • Risque émetteur : risque de défaut ou de résolution de l’émetteur ou du garant de la formule.
  • Complexité : ces supports sont des instruments complexes, dont le fonctionnement doit être compris avant toute souscription.
  • Durée : l’horizon de placement est souvent de plusieurs années et le rendement n’est pas acquis.

Un produit structuré ne peut être envisagé qu’après analyse de son adéquation avec vos objectifs, vos connaissances et votre profil de risque. Consultez sa documentation, dont le DIC, avant toute décision.

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Socle et compléments : comment articuler ces solutions ?


Une stratégie prudente ne repose pas sur un seul placement. Le fonds en euros apporte la sécurité. La gestion déléguée et, le cas échéant, les produits structurés peuvent apporter de la diversification, en contrepartie d’un risque de perte en capital. Leur place respective dépend de votre horizon, de vos besoins de disponibilité et de votre capacité à supporter des pertes.

Fonds en eurosGestion déléguée, profil ModéréProduits structurés
Rôle possibleSocle de l’épargne prudenteComplément de diversificationPoche ciblée, sur une part limitée
CapitalGaranti par l’assureur selon le contratNon garanti : risque de parte en capital, partielle ou totaleNon garanti. Protection éventuelle à l’échéance, sous conditions (seuil de l’indice, absence de défaut de l’émetteur)
RendementFixé chaque année par l’assureurVariable, selon les marchés Conditionnel, selon la formule
Gestion Assurée par l’assureurConfiée à l’assureur selon l’orientation choisieFormule fixée à la création
HorizonCourt à long termeMoyen à long termeSelon la formule (souvent entre 3 et 12 ans)
Points de vigilanceFrais de gesiton, inflation, condition des bonusFrais de mandat, DIC des supportsRique émetteur, sortie anticipée, complexité

Tableau simplifié à visée pédagogique. Les caractéristiques exactes dépendent de chaque contrat et de chaque support. Elles sont précisées dans leur documentation contractuelle.

Aucune répartition ne convient à tous. Elle se construit au cas par cas, après analyse de votre situation.

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Livret A, LDDS, PEL : l’épargne de précaution à côté

Le Livret A et le LDDS offrent un capital garanti dans les conditions réglementaires, des intérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, et une disponibilité à tout moment. Leur taux, fixé par les pouvoirs publics, peut être révisé, et leurs plafonds de versement sont limités : 22 950 € pour le Livret A, 12 000 € pour le LDDS, hors intérêts capitalisés.

Le PEL offre un taux fixé à l’ouverture, en contrepartie de contraintes de versement et de disponibilité.

Aucun placement n’est universellement meilleur qu’un autre : l’épargne disponible répond aux besoins de précaution, l’assurance vie à des objectifs de plus long terme.

Les questions à se poser

Votre fonds en euros joue-t-il toujours son rôle de socle ?

Rendement, frais, garantie en capital, modalités de rachat, offres de bonification : les caractéristiques du contrat s’apprécient dans leur ensemble, au-delà des performances passées. Si une offre de bonification vous intéresse, vérifiez ses dates : certaines sont liées à un versement effectué avant une échéance précise, parfois en fin d’année.

Un complément de diversification a-t-il du sens pour vous ?

Gestion déléguée ou produit structuré : leur intérêt dépend de votre horizon et du niveau de perte que vous êtes prêt à accepter sur une partie de votre épargne.

Votre épargne correspond-elle encore à vos projets ?

Retraite, immobilier, précaution, transmission : chaque objectif implique un horizon et un besoin de disponibilité différents.

Profil prudent : la sécurité d’abord, la diversification ensuite

Les perspectives 2026 rappellent l’intérêt du fonds en euros comme socle d’une stratégie prudente. Autour de lui, la gestion déléguée en profil Modéré et, pour certains épargnants, les produits structurés peuvent jouer un rôle de complément. À une condition : comprendre le niveau de risque de chacun et l’adapter à votre situation.

Chez Lucya, nous vous donnons accès à plusieurs contrats d’assurance vie proposés par nos assureurs partenaires. Leurs fonds en euros, leurs offres de gestion et leurs supports présentent des caractéristiques différentes. Nos conseillers vous accompagnent pour comprendre ces différences et identifier, après analyse de votre situation, les solutions adaptées à vos objectifs et à votre profil.

Découvrez les fonds en euros disponibles chez Lucya, les conditions des offres de bonification en cours et notre offre de gestion déléguée.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Le capital investi sur les supports en unités de compte, dont la gestion déléguée et les produits structurés, n’est pas garanti et présente un risque de perte en capital. Les produits structurés sont des instruments complexes, qui comportent un risque de défaut ou de résolution de l’émetteur. Les conditions des contrats, des supports et des offres sont précisées dans leur documentation contractuelle et dans les DIC.

Besoin d’être accompagné(e) ?

Nos conseillers sont à votre disposition pour vous aider à définir votre stratégie patrimoniale sur mesure, adaptée à votre profil, vos objectifs et votre fiscalité.

Contactez-nous au 01 44 76 87 60. (Appel non surtaxé)
Du lundi au vendredi de 9h00 à 18h30.

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