Home » L’actualité Lucya » PER : ce qui a changé en 2026

Publié le

PER : ce qui a changé en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, les règles du Plan d’épargne retraite (PER) ont évolué. Quatre ajustements en apparence techniques, mais qui peuvent changer concrètement la façon dont vous pilotez votre épargne retraite.

Plus de souplesse pour utiliser vos plafonds de déduction. Une clarification bienvenue sur la fiscalité des sorties en capital. Un nouveau cas de déblocage anticipé. Et une nouvelle règle pour le épargnants de plus de 70 ans. Voici ce qui change, pour qui, et ce que cela implique pour votre stratégie.

Plafonds non utilisés : 5 ans pour les rattraper, au lieu de 3

Chaque année, vous disposez d’un plafond de déduction fiscale pour vos versements volontaires sur un PER. Il est calculé à partir de vos revenus professionnels de l’année précédente. Il figure sur votre avis d’imposition.

Jusqu’ici, la part non utilisée pouvait être reportée sur les 3 années suivantes. Passé ce délai, elle était perdue. Désormais, ce report s’étend sur 5 ans.

Concrètement, l’enveloppe 2026, calculée sur vos revenus 2025, restera mobilisable de 2027 à 2031, au lieu de 2027 à 2029. Il en sera de même pour les enveloppes des années suivantes. Attention en revanche : les plafonds de 2023 à 2025 restent soumis à l’ancienne règle. Ils seront perdus au-delà de 3 ans.

Pourquoi c’est utile ? Parce que la capacité d’épargne n’est pas linéaire. Une année chargée en dépenses, une période de transition professionnelle, un projet immobilier… Il arrive de ne rien verser pendant un temps. Avec cette fenêtre élargie, vous gardez la main plus longtemps. Vous pouvez lisser vos versements, ou concentrer un effort plus important une année où vos revenus le permettent.

Un réflexe simple : consultez chaque année le montant de vos plafonds disponibles sur votre avis d’imposition. C’est le point de départ de toute stratégie de versement. Si vous êtes marié ou pacsé, vous pouvez par ailleurs demander la mutualisation des plafonds au sein du foyer fiscal.


Vous êtes travailleur non salarié ? Le calcul de votre disponible fiscal a lui aussi été revu. Votre conseiller peut vous aider à en mesurer l’impact sur votre situation.

Sortie en capital : le système du quotient confirmé

À l’heure de la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne PER sous forme de capital, en une ou plusieurs fois. C’est souvent l’option privilégiée. Mais elle a une contrepartie fiscale à bien connaître.

La part du capital qui correspond à vos versements volontaires déduits est soumise à l’impôt sur le revenu. C’est la logique du PER : l’avantage fiscal à l’entrée se retrouve à la sortie. Les plus-values, elles, suivent leur propre régime.

Le point de vigilance ? Si le montant récupéré en une fois est important, il s’ajoute à vos autres revenus de l’année. Il peut alors vous faire basculer dans une tranche marginale d’imposition supérieure à celle que vous connaissez habituellement.

C’est là qu’intervient le système du quotient. Ce mécanisme calcule l’impôt comme si ce revenu exceptionnel avait été perçu de manière étalée. Il permet ainsi d’atténuer l’effet de la progressivité du barème.

L’administration fiscale a confirmé que ce mécanisme peut s’appliquer aux sorties en capital du PER. Selon votre situation, il peut permettre de réduire le supplément d’impôt lié à ce retrait. Une clarification attendue, qui lève une incertitude.

Ce que cela change pour vous : la question du rythme de sortie mérite d’être posée bien avant la liquidation. Sortie en une fois avec le quotient, sortie fractionnée sur plusieurs années, rente ou combinaison des deux : chaque option a ses effets. Le bon choix dépend de votre situation fiscale à ce moment-là. Il se prépare.

Après 70 ans : fin de la déduction des versements

C’est le changement le plus structurant pour les épargnants les plus âgés. Depuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués sur un PER après le 70e anniversaire de son titulaire ne sont plus déductibles du revenu imposable.

Ces versements restent possibles. Ils suivent simplement une autre logique fiscale. Comme ils n’ont pas été déduits à l’entrée, la part du capital qui leur correspond est exonérée d’impôt sur le revenu à la sortie. Seuls les produits générés par ces sommes restent imposables.

Autrement dit : pas d’avantage à l’entrée, mais une fiscalité allégée à la sortie. C’est le même principe que celui qui s’applique déjà aux versements pour lesquels un épargnant renonce volontairement à la déduction.

Et pour les couples ? Les plafonds de déduction d’un couple marié ou pacsé peuvent être mutualisés : si l’un n’utilise pas tout son potentiel, l’autre peut en profiter. Cette possibilité disparaît lorsque le conjoint a plus de 70 ans. Son disponible fiscal est ramené à zéro et ne peut plus venir augmenter celui de l’autre.

Qui est concerné ? Les titulaires d’un PER qui continuent à alimenter leur plan après 70 ans. Si c’est votre cas, ou si vous approchez de cet âge, deux questions se posent. Faut-il anticiper certains versements avant votre anniversaire pour profiter encore de la déduction ? Et le PER reste-t-il l’enveloppe la plus adaptée à vos objectifs, notamment de transmission, au regard des autres solutions disponibles ? Ces arbitrages se font au cas par cas.

Un nouveau cas de déblocage anticipé

Le PER est en principe bloqué jusqu’à la retraite. La loi prévoit toutefois des exceptions, comme l’achat de la résidence principale ou certains accidents de la vie.

Un nouveau cas s’ajoute à cette liste : l’affection grave, le handicap ou la survenue d’un accident d’une particulière gravité chez un enfant à votre charge. Dans ces situations, vous pouvez récupérer votre épargne avant l’heure.

Une évolution qui tient compte des réalités familiales.

À retenir :


Ces évolutions ne bouleversent pas le PER. Elles en modifient les règles du jeu à la marge, mais d’une manière qui compte pour votre stratégie :

  • Plus de temps pour utiliser vos plafonds de déduction : 5 ans au lieu de 3, à partir de l’enveloppe 2026.
  • Plus de visibilité sur la fiscalité d’une sortie en capital, grâce à la confirmation du système du quotient.
  • Plus de souplesse face aux aléas familiaux, avec un nouveau cas de déblocage anticipé.
  • Une nouvelle borne d’âge : après 70 ans, les versements ne sont plus déductibles et le disponible fiscal est ramené à zéro, y compris pour la mutualisation au sein du couple.

Le PER reste un outil de long terme. Il se construit dans la durée et se pilote à chaque étape : quand verser, combien, et comment sortir. Ces nouvelles règles sont une bonne occasion de faire le point. Vos conseillers Lucya sont là pour vous y aider.

Comparer nos contrats

Le PER est un produit d’épargne de long terme. L’épargne est en principe indisponible jusqu’au départ à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les informations fiscales présentées dans cet article sont données à titre indicatif, selon la réglementation en vigueur à la date de publication, et sont susceptibles d’évoluer. Leur application dépend de la situation personnelle de chaque épargnant. Cet article ne constitue pas un conseil personnalisé.

Besoin d’être accompagné(e) ?

Nos conseillers sont à votre disposition pour vous aider à définir votre stratégie patrimoniale sur mesure, adaptée à votre profil, vos objectifs et votre fiscalité.

Contactez-nous au 01 44 76 87 60. (Appel non surtaxé)
Du lundi au vendredi de 9h00 à 18h30.

Offres en cours

Bannière dynamisez vos contrats