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Publié le 5 novembre 2026

Auris Gestion

Quels sont les chiffres clés du fonds Auris Gravity US Equity Fund ?

Sébastien Grasset :

Le premier chiffre à retenir selon moi, c’est 46 %. 46 %, c’est la différence de performance moyenne annuelle entre le pire secteur du S&P 500 et le meilleur secteur du S&P 500, et ce depuis 1995. Ce chiffre historique, qui est factuel, c’est vraiment la matière première que l’on va travailler avec Auris Gravity US Equity Fund en jouant cette stratégie quantitative de rotation sectorielle sur le S&P 500. Donc on va chercher à trouver les trois meilleurs secteurs, on y reviendra, avec des rebalancements mensuels au sein du S&P 500. 46 %, c’est le premier chiffre. Et on y arrive plutôt bien, puisqu’on constate que dans tous les classements, Quantalys, Morningstar et j’en oublie, nous sommes cinq étoiles, avec par ailleurs un chiffre que je trouve assez parlant, nous sommes top 1 % au sein du classement Morningstar sur à peu près 1 700 fonds sur une période de cinq ans, avec un bel alpha, une belle surperformance générée par rapport au S&P 500. Donc c’est vraiment les chiffres qui sont parlants, même s’il faut rappeler que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Comment faites-vous pour battre le S&P 500 ?

Guillaume Monarcha :

La stratégie du fonds repose sur une approche de rotation sectorielle visant chaque mois à sélectionner les trois meilleurs secteurs parmi les dix de la classification GICS 1. Cette approche vise à mettre en phase et à analyser le comportement historique des secteurs dans l’environnement de marché. L’environnement de marché, on va le définir par l’évolution du cycle macroéconomique, par le niveau de risque de marché et, en fonction de la phase dans laquelle on se trouve, on va aller sélectionner chaque mois les trois meilleurs secteurs et investir directement dans les titres sous-jacents qui les composent.

En quoi votre stratégie est-elle différente de ce qui existe sur le marché et comment fonctionne-t-elle ?

Sébastien Grasset :

Elle a une différence majeure déjà, c’est qu’elle se départit des bruits de marché. Comme Guillaume l’a très bien expliqué, on est sur une stratégie quantitative qui va aborder la chose, à savoir le S&P 500, de manière clinique, objective. Donc un Donald Trump qui affiche un panneau avec des droits de douane, le modèle s’en fiche, il ne connaît pas ce personnage et ça nous a plutôt bien réussi, on en parlera. Donc c’est un modèle qui va nous permettre de nous départir des bruits de marché et qui va finalement éviter deux écueils. Le premier, c’est celui d’avoir une gestion totalement fondamentale avec un gérant qui pourrait paniquer à un moment donné sur des bruits qui viendraient toucher les États-Unis.

Donc ça évite les biais comportementaux de gestion de conviction. Et puis de l’autre côté, ça évite de se positionner sur le S&P 500 de manière passive avec un ETF. Donc on n’est ni une gestion passive ni une gestion de conviction, de stock-picking. On a une approche disciplinée, quantitative, qui permet de se départir des biais comportementaux, mais aussi de rester sur un strapontin en train de regarder le marché comme on le ferait en investissant sur un ETF.

Et finalement, c’est ce que j’appelle un bon équilibre de compromis, c’est-à-dire qu’on reste investi sur le marché de référence qui est le marché américain. Pour un client, c’est important d’être sur le marché américain, mais on y est de manière smart, selon nous, avec un modèle qui va chercher les meilleurs secteurs au sein du S&P et éviter de se retrouver de manière passive sur l’indice de référence du marché actions américain.

Dans quelle configuration de marché votre fonds fonctionne-t-il le mieux ? Et à l’inverse, qu’est-ce qu’il n’a pas vu venir ?

Guillaume Monarcha :

Depuis le lancement du fonds mi-2021, le fonds a connu un environnement de marché particulièrement chahuté, avec énormément d’événements économiques, géopolitiques. Et depuis le lancement, le fonds se comporte très bien, a su générer de la surperformance dans des périodes de hausse comme dans des périodes de baisse. En témoigne le hit ratio de la stratégie qui est de 80 %. Dans 80 % des cas, les secteurs sélectionnés dans la stratégie du fonds ont surperformé le marché depuis le lancement.
Alors bien évidemment, il reste 20 % de cas où on n’a pas le modèle parfait. Par exemple, le cas de la hausse des matières premières en début d’année. C’est quelque chose que le modèle ne peut pas nécessairement réussir à capter parce qu’il s’agit de chocs exogènes, très violents, géopolitiques, qui ont un impact significatif sur le marché. Et là, par exemple, le fonds, en début d’année, n’a pas pris le pari du secteur énergie. Il n’empêche que ça a été le même cas en 2022.
En 2022, le meilleur secteur est le secteur de l’énergie et malgré tout, le fonds a réussi à détecter la chute, le décrochage du marché, -18 % pour le S&P 500 sur l’année, là où le fonds a tout de même réussi, sans être exposé à l’énergie, à se positionner sur des secteurs défensifs et à n’afficher qu’une performance de -9 %.

Ces informations ne constituent ni en partie, ni en totalité un service de conseil en investissement, une offre ou une recommandation personnalisée.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L’investissement dans des supports en unités de compte comporte un risque de perte en capital. Avant toute démarche d’investissement, il convient de prendre l’avis d’un professionnel, et de consulter le DIC ainsi que le prospectus du fonds. Ces informations sont disponibles sur le site de la société de gestion. 

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