Ce guide complet 2026 assurance vie vous aide à comprendre l’assurance vie.
Il présente ses atouts, ses spécificités et les points de vigilance. Ainsi, vous pourrez faire des choix éclairés, adaptés à votre situation.

Placement préféré des Français depuis de nombreuses années, l’assurance vie est bien plus qu’un simple produit d’épargne. À la fois un outil pour constituer un capital. Une solution pour préparer la retraite. Un levier pour transmettre un patrimoine. Elle offre un cadre souple.

Accessible, modulable et personnalisable, l’assurance vie permet d’adapter votre épargne. Elle s’ajuste à votre profil d’investisseur, à votre horizon de placement et à vos objectifs personnels. Grâce à la diversité des supports d’investissement et aux nombreuses options de gestion, chaque souscripteur peut construire une stratégie sur mesure.

Qu’est-ce que l’assurance vie ?

L’assurance vie est un contrat d’épargne et d’assurance conclu avec une compagnie d’assurance. Il permet de placer de l’épargne (grâce à des versements libres ou programmés) qui est valorisée dans le temps, puis de recevoir un capital ou une rente à la sortie, soit en cas de vie à une date donnée, soit de transmettre un capital à des bénéficiaires en cas de décès.

Les objectifs principaux de l’assurance vie :

  • La constitution et la valorisation d’un capital : les sommes versées sont investies sur le(s) fonds en euros et/ou sur des unités de compte(2) non garanties en capital (OPCVM, trackers, SCPI, certificats…).
  • Le financement d’un projet : pour cela il est possible d’effectuer un rachat à tout moment. L’épargne n’est pas bloquée (sauf en cas d’acceptation du bénéfice du contrat par le(s) bénéficiaire(s) ou autres cas de blocage tels que le nantissement).
  • La recherche d’un complément de revenus une fois à la retraite. Des rachats partiels programmés peuvent être mis en place ou le capital peut être converti en rente viagère.
  • La transmission du capital en cas de décès et la protection de ses proches.
  • L’utilisation du contrat d’assurance vie comme instrument de garantie (nantissement).

Comment fonctionne l’assurance vie ?

L’assurance vie offre une grande souplesse de fonctionnement :

  • L’épargnant peut détenir plusieurs contrats d’assurance vie, et les alimenter à son rythme (versements libres / versements programmés), sous réserve de respecter le montant du versement initial minimum propre à chaque contrat. Le contrat d’assurance vie est à la portée de tous.
  • Les fonds sont ventilés entre le fonds en euros et/ou les unités de compte(2), en fonction de l’aversion au risque de l’épargnant et de son horizon de placement.
  • La répartition entre le fonds en euros et les UC n’est pas figée dans le temps. En fonction d’objectifs patrimoniaux qui évoluent mais aussi de l’état de santé des marchés financiers, l’allocation d’actifs peut faire l’objet de modifications. Ces arbitrages peuvent être réalisés par le souscripteur lui-même. On parle alors de gestion libre. En parallèle, il est également possible d’opter pour la gestion pilotée (ou gestion sous mandat). Cette formule consiste à déléguer la sélection et le suivi des supports d’investissement à des experts des marchés financiers.
  • Si l’assurance vie s’envisage sur le long terme, les fonds sont toutefois disponibles à tout moment (sauf en cas d’acceptation du bénéfice du contrat par le(s) bénéficiaire(s) ou autres cas de blocage tels que le nantissement). Il est en effet possible de disposer de son épargne ponctuellement (on parle de rachats partiels ou totaux) ou régulièrement (rachats programmés). Il est également possible de récupérer l’épargne sous la forme d’une rente viagère.

À savoir :

Le fonds en euros présente l’avantage d’avoir une garantie en capital (partielle ou totale), d’être liquide à tout instant et de sécuriser annuellement les produits générés (effet de cliquet). À l’inverse, les unités de compte(2) ne sont pas garanties en capital mais elles offrent un potentiel de performance supérieur au fonds en euros à long terme. Dans une logique de diversification, combiné avec les unités de compte(2), le fonds en euros permet de servir de matelas de sécurité en amortissant la fluctuation des marchés financiers.

Quelle est la fiscalité de l’assurance vie ?

La fiscalité de l’assurance-vie en France dépend principalement de 3 éléments :

l’âge du contrat

la date et le montant des versements

le moment où vous retirez l’argent (vous effectuez alors un rachat sur votre contrat).

Voici les règles principales à retenir :

Tant que vous ne retirez pas d’argent, il n’y a aucune imposition. Les gains (intérêts ou plus-values) restent capitalisés dans le contrat sans impôt.

C’est lorsque vous retirez de l’argent sur votre contrat (on parle de rachat) que la fiscalité s’applique.

Seule la part de gains dans le retrait est imposée, pas le capital versé. En effet chaque rachat est constitué d’une quote-part en capital, qui est non imposable, et d’une fraction correspondant aux produits, qui pour le coup est imposable.

La fiscalité en cas de rachat partiel ou total dépend de l’ancienneté du contrat et du mode d’imposition choisi. Le souscripteur choisit l’option fiscale qui est la plus intéressante en fonction de sa tranche marginale d’imposition :

L’intégration des produits du rachat au revenu imposable (dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers).

L’option pour un Prélèvement Forfaitaire dont le taux dépend de l’âge du contrat et de la date des versements.

Pour les versements effectués après le 27 septembre 2017 :

Si le contrat a moins de 8 ans :

Prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % + prélèvements sociaux de 17,2 %)

Si les versements sont inférieurs à 150 000 €* : prélèvement forfaitaire non libératoire de 7,5 % + prélèvements sociaux de 17,2 %

Si les versements sont supérieurs à 150 000 €* : prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % + prélèvements sociaux de 17,2 %).

*versements nets effectués sur tous les contrats d’assurance vie et de capitalisation détenus par le souscripteur


Pour les versements effectués avant 27 septembre 2017 :

Si le contrat a moins de 4 ans :
Imposition au barème de l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) à 35 %

Si le contrat a entre 4 et 8 ans :
PFL à 15 % ou IR au barème progressif

Si le contrat a plus de 8 ans :
– PFL à 7,5 % sur les gains (si les primes totales ≤ 150 000 €)
– PFU à 12,8 % sur la part des gains correspondant aux primes au-delà de 150 000 €

Ou IR au barème progressif

À savoir :

Lorsque le contrat a 8 ans révolu, un abattement annuel s’applique sur les gains :

  • 4 600 € pour une personne seule
  • 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune

A cela s’ajoutent toujours les prélèvements sociaux (17,2 %) sur les produits, soit chaque année directement sur les intérêts crédités (fonds en euros), soit au moment du rachat (unités de compte).

👉 C’est pour cela que l’assurance-vie est souvent gardée au moins 8 ans car elle est alors fiscalement intéressante surtout pour les retraits


En cas de décès, la fiscalité appliquée varie selon l’âge auquel les primes ont été versées :

1. Pour les primes versées avant 70 ans :

  • Abattement de 152 500 € par bénéficiaire
  • De 152 501 € à 852 500 € : taxation à 20 %
  • Au-delà de 852 500 € : taxation à 31,25 %

2. Pour les primes versées après 70 ans :

  • Abattement global de 30 500 €, tous bénéficiaires confondus
  • Au-delà de 30 500 €, les primes sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté
  • Les intérêts générés sont exonérés d’impôt (mais restent soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %)

Ces règles permettent une transmission avantageuse du capital, particulièrement si les versements sont effectués avant 70 ans.

Comment souscrire une assurance vie ?

La souscription peut se faire en ligne ou en version papier, selon les partenaires et vos préférences.

Étapes typiques de souscription :

Choisir le contrat adapté à vos objectifs (sécurité, rendement, transmission)

Remplir vos informations personnelles et celles des bénéficiaires.

Rédiger la clause bénéficiaire (choix des bénéficiaires et modalités).

Fournir les documents requis :
– pièce d’identité,
– relevé d’identité bancaire (RIB),
– justificatif de domicile,
– éventuellement justificatif de l’origine des fonds selon assureur.


Une fois signé, vous disposez d’un délai légal de renonciation de 30 jours calendaires pour annuler le contrat sans pénalité. (Article L132-5-1 du Code des assurances).

👉 Aucune limite d’âge légale pour souscrire !
Il est aussi possible de souscrire un contrat d’assurance vie au nom d’un enfant mineur. Dans ce contexte, la signature du (des) représentant(s) légal (légaux) est nécessaire pour l’ouverture. Et celle de l’enfant s’il a plus de 12 ans. La clause bénéficiaire est alors encadrée et rédigée de la façon suivante « Mes héritiers ».
Par ailleurs, il est également possible de réaliser une souscription conjointe. On parle alors de contrat d’assurance vie en co-adhésion.

(2)Avertissement : l’investissement sur les supports en unités de compte dans le cadre de la gestion sous mandat ou de la gestion libre présente un risque de perte en capital. L’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte mais pas sur leur valeur. La valeur de ces unités de compte qui reflète la valeur d’actifs sous-jacents n’est pas garantie mais est sujette à des fluctuations, à la hausse ou à la baisse, dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers.

Vous souhaitez être accompagné(e) ?

Contactez-nous au 01 44 76 87 60 (appel non surtaxé). Nos conseillers sont à votre disposition
du lundi au vendredi de 9h00 à 18h30 et le samedi de 9h30 à 13h00
pour les souscriptions. (Appel non surtaxé)

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