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Que faire de son ancien contrat retraite ?
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Vous avez souscrit un PERP il y a quinze ans, un contrat Madelin à vos débuts d’indépendant ou encore un article 83 lors d’un ancien poste ? Peut-être que votre épargne est exactement au bon endroit. Peut-être pas.
On ne remet pas souvent en question son contrat retraite mais c’est rassurant de savoir qu’il est là, qu’il grossit doucement, qu’on s’en occupera plus tard. Sauf que “plus tard”, c’est maintenant, et pendant qu’on attendait, les frais ont couru, les règles ont changé, et d’autres options sont apparues.
Pourquoi vos anciens contrats méritent d’être challengés ?
Des produits conçus pour une autre époque
Le PERP, le Madelin, le PERCO, l’article 83 : ces contrats ont été créés dans un cadre réglementaire antérieur à la loi Pacte de 2019. Leur architecture, leurs options de gestion et leurs conditions de sortie reflètent des contraintes qui ont depuis largement évolué.
Concrètement, cela se traduit souvent par : des frais de gestion plus élevés, une gamme d’unités de compte réduite, peu ou pas de gestion déléguée disponible, et des conditions de sortie rigides telle que l’obligation de sortir en rente pour certains compartiments, là où le PER offre aujourd’hui le choix entre capital et rente.
Une performance à remettre en perspective
Un contrat souscrit il y a dix ou quinze ans a peut-être été bien calibré à l’époque. Mais les marchés, les offres et les pratiques ont évolué. La question n’est pas de savoir si votre contrat a été rentable dans le passé — c’est le cas si vous avez bénéficié de la déduction fiscale à l’entrée. La question est de savoir s’il est compétitif aujourd’hui pour la phase qui vous attend : la constitution de capital sur les années restantes, puis la sortie dans les meilleures conditions fiscales possibles.
Une lisibilité souvent insuffisante
Combien de compartiments comporte votre contrat ? Quelle est la nature fiscale de chaque versement ? Quelle part correspond à des produits (plus-values), quelle part aux versements eux-mêmes ? Ces informations conditionnent directement votre fiscalité à la sortie — et elles sont souvent difficiles à lire sur les relevés d’anciens contrats. Un transfert bien préparé est aussi l’occasion de remettre à plat cette lisibilité.

Challenger son ancien dispositif retraite, c’est s’assurer que l’épargne accumulée travaille dans les meilleures conditions pour la suite.

Le transfert de PER : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
Quelle conséquence fiscale ?
Transférer un ancien contrat vers un PER, ou d’un PER vers un autre, est une opération fiscalement neutre. L’administration fiscale est claire sur ce point : le transfert ne constitue pas un dénouement du plan. Vous ne payez donc aucun impôt au moment du transfert, et les droits acquis conservent leur régime fiscal d’origine.
Autrement dit : ce que vous avez versé avec déduction à l’entrée restera soumis à l’impôt sur le revenu à la sortie, comme si le transfert n’avait pas eu lieu. Ce que vous avez versé sans déduction restera exonéré à la sortie. Aucun avantage acquis n’est perdu.
Ce qui change en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, les règles autour du PER ont évolué. Des ajustements en apparence techniques, mais qui peuvent avoir un impact concret sur votre stratégie.
Les plafonds non utilisés sont désormais reportables sur 5 ans
Chaque année, vous disposez d’un plafond de déduction fiscale pour vos versements sur le PER. Si vous ne l’utilisez pas en totalité, le solde peut désormais être reporté et mobilisé sur l’une des 5 années suivantes, au lieu de 3 auparavant. Une fenêtre plus large si vous souhaitez lisser vos versements, ou tout simplement si vous avez traversé une période sans capacité d’épargne.
À noter : cette mesure s’applique à compter des revenus 2026, le plafond non utilisé cette année pourra donc être rattrapé entre 2027 et 2031.
Le système du quotient est officiellement confirmé pour les sorties en capital
Lorsque vous récupérez votre épargne sous forme de capital, la part issue de versements volontaires déduits est soumise à l’impôt sur le revenu. Si ce montant est important, il peut vous faire franchir une tranche marginale d’imposition que vous n’atteignez pas en temps normal.
Le système du quotient permet de calculer l’impôt comme si ce revenu avait été perçu sur plusieurs années, atténuant ainsi la progressivité. L’administration fiscale a officiellement confirmé début 2026 que ce mécanisme s’applique aux sorties PER, quel que soit le montant. Une bonne nouvelle à anticiper avant toute liquidation.
La déduction est supprimée pour les versements effectués après 70 ans
C’est la mesure la plus structurante de la loi de finances 2026. Depuis le 1er janvier, les versements volontaires réalisés sur un PER après le 70ème anniversaire de son titulaire ne donnent plus droit à déduction fiscale. En contrepartie, ces sommes bénéficient à la sortie d’un régime atténué : la part correspondant aux versements sera exonérée d’impôt sur le revenu, seuls les produits générés restant imposables.
Cette mesure vise notamment à décourager les placements sur le PER dans un objectif de transmission plutôt que de retraite.
Pourquoi transférer maintenant ?
Pour profiter des plafonds de déduction toute l’année
Vos plafonds de déduction se réinitialisent chaque début d’année. Transférer maintenant, c’est repartir sur une base claire et planifier vos versements déductibles sur toute l’année, plutôt que de vous retrouver à optimiser en urgence en décembre.
Pour optimiser la rémunération du Fonds en euros
La plupart des assureurs versent la participation aux bénéfices au 31 décembre de chaque année. Si vous transférez votre contrat en cours d’année (par exemple en septembre), vous risquez de perdre une partie de la rémunération de l’année en cours sur le fonds en euros. En effet lors d’un transfert en cours d’année, l’ancien assureur ne vous versera souvent que le taux minimum garanti (qui est proche de 0% ou très faible) au prorata de votre présence, au lieu du taux de rendement final qui inclut la fameuse participation aux bénéfices.
En partant tôt en année N : Vous commencez à “compter” pour la participation aux bénéfices de votre nouveau contrat dès le premier semestre.
Pour faire travailler votre capital plus longtemps
Transférer en début d’année, c’est maximiser la durée pendant laquelle votre épargne fructifie dans de meilleures conditions.
Pour profiter des offres bonus en cours
Le début d’année est souvent propice aux offres commerciales de la part des assureurs. Et chez Lucya, deux offres exceptionnelles vous sont proposées pour booster le rendement de votre support euros dans le cadre d’un transfert. Profitez-en dès maintenant !

En bref :
Challenger un ancien contrat retraite, ce n’est pas une démarche complexe, c’est une démarche structurée. Elle commence par un diagnostic honnête de ce que votre contrat vous offre aujourd’hui, et de ce qu’un PER moderne peut faire de mieux. Elle se poursuit par un transfert préparé, documenté, et pensé dans une logique fiscale globale.
L’épargne que vous avez patiemment constituée mérite cette attention. Et les règles en vigueur depuis 2026 — plafonds reportables sur 5 ans, système du quotient confirmé, neutralité fiscale des transferts — n’ont jamais autant joué en votre faveur.
Certains contrats proposent aujourd’hui des mécanismes de bonification qui vous permettent d’améliorer votre rendement sans nécessairement augmenter votre exposition au risque, ou qui récompensent généreusement votre diversification vers les unités de compte.
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