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Edition spéciale « Conflit au Moyen-Orient » : notre lecture patrimoniale

Depuis le 28 février 2026, la guerre au Moyen-Orient a changé de dimension. L’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le blocage du détroit d’Ormuz, le pétrole qui s’envole à 120 dollars le baril : les marchés financiers traversent une zone de turbulences inédite. Pourtant, un paradoxe retient notre attention : les marchés actions, eux, n’ont que peu réagi.

Nous vous livrons notre vision, nos convictions, et les impacts sur vos placements.

Contexte

Retour sur les faits

Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, le Moyen-Orient n’a connu aucune accalmie. La riposte israélienne à Gaza, la montée en puissance du Hezbollah, des milices irakiennes et des houthis, tous soutenus par Téhéran, ont progressivement transformé la région en un arc d’instabilité permanent.

Le 28 février 2026, le conflit a changé de nature. En s’attaquant directement à l’Iran, les États-Unis et Israël ont ouvert un nouveau front aux conséquences mondiales. Le blocage du détroit d’Ormuz a aussitôt fait grimper les prix du pétrole et plongé les marchés financiers dans la volatilité. Fait notable cependant : si le choc pétrolier est d’une violence inédite, les marchés actions, eux, n’ont que peu réagi.

Constat sur les marchés

Les répercussions financières sont immédiates.

En dix jours de conflit, le baril de Brent a bondi de 60 %, franchissant pour la première fois depuis 2022 le seuil symbolique des 100 dollars pour atteindre presque un pic avoisinant les 120 dollars. Le WTI américain a suivi la même trajectoire. Une telle amplitude de hausse sur une période aussi courte est sans précédent.

Quant au VIX, le baromètre de la nervosité des marchés américains appelé aussi « indice de la peur », a vu son niveau progresser de 19 à un pic proche de 30, avant de se stabiliser à environ 24-25. Sans atteindre les niveaux extrêmes des grandes crises (80 en 2008, près de 90 en mars 2020), sa remontée confirme l’incertitude installée. Une journée d’espoir succède à une journée plus pessimiste.

Les taux obligataires américains sont orientés à la hausse : portés par les pressions inflationnistes liées à la flambée du pétrole, les rendements à 10 ans enregistrent leur plus forte progression hebdomadaire depuis un an.

Le dollar suit la même dynamique, jouant son rôle de valeur refuge : un ancrage solide pour les investisseurs en euros exposés aux actifs américains.

Face à cette flambée, les chefs d’État du G7 envisagent une libération coordonnée de leurs réserves stratégiques pour tenter de contenir la pression sur les prix. Une mesure d’urgence qui, à elle seule, dit l’ampleur des inquiétudes.

Notre lecture patrimoniale

Notre vision

Les crises géopolitiques ont la particularité de frapper vite et fort, et souvent plus brièvement que ne le redoutent les marchés. Notre conviction, forgée par des décennies de gestion à travers les turbulences, est que la réaction émotionnelle des marchés précède presque toujours la réalité économique et crée, ce faisant, des opportunités pour les investisseurs qui gardent le cap.

Nous ne sommes pas face à un krach. La comparaison avec les grandes journées noires de l’histoire boursière, que nous détaillons ci-après, est éclairante : le repli actuel des marchés actions, de l’ordre de 3 % sur la semaine, reste très mesuré au regard des effondrements historiques. Ce que nous traversons est un choc de nature géopolitique et énergétique, pas une crise systémique du capitalisme financier. Les fondamentaux des entreprises, la solidité des bilans bancaires et les mécanismes de régulation mis en place depuis 2008 constituent des amortisseurs que les investisseurs de 1929 ou même de 1987 ne possédaient pas.

Le repli actuel des actions reste très mesuré. Nous assistons à un choc géopolitique et énergétique, pas à une crise systémique.

Pour autant, l’environnement actuel mérite une vigilance accrue. Trois facteurs distinguent ce choc des épisodes précédents : l’implication directe des États-Unis dans un conflit au Moyen-Orient, le blocage d’une voie maritime stratégique mondiale, et la concomitance avec des signaux de ralentissement économique aux États-Unis. La Fed se retrouve face à une équation délicate : comment contenir l’inflation énergétique sans étouffer une croissance déjà fragilisée, tandis que la BCE, en zone euro importatrice nette d’énergie, pourrait être contrainte de revoir sa trajectoire monétaire.

Mais ce conflit porte aussi en lui un scénario que les marchés n’ont pas encore pleinement intégré. Une résolution du conflit, quelle qu’en soit la forme, pourrait déboucher sur une normalisation de la situation en Iran avec des conséquences économiques considérables et positives.

La levée des sanctions et la libéralisation des exportations pétrolières iraniennes, dont le pays possède les quatrièmes réserves mondiales prouvées, constitueraient un choc d’offre massif susceptible de faire refluer durablement les prix du baril. Au-delà de l’aspect économique, la fin d’un régime qui finance depuis des décennies les principaux foyers de déstabilisation régionale représenterait un rebasage géopolitique majeur, favorable à la stabilité des marchés à moyen terme.

Retour sur les 5 journées noires historiques des marchés

Palmarès :

  • 1. Le krach du 19 octobre 1987 — « Black Monday »
    Le Dow Jones s’effondre de 22,6 % en une seule séance, soit la plus forte chute en pourcentage de l’histoire boursière américaine.
  • 2. Le 28 octobre 1929 — Le début du Grand Krach
    En deux jours, les 28 et 29 octobre, Wall Street perd près de 25 %. Début d’une dépression mondiale qui durera une décennie.
  • 3. Le 16 mars 2020 — Le choc Covid
    Au plus fort de la panique pandémique, le S&P 500 chute de 12 % en une seule séance. En moins d’un mois, les marchés mondiaux perdent un tiers de leur valeur, avant de rebondir de façon tout aussi spectaculaire dans les mois suivants.
  • 4. Le 17 septembre 2001 — L’onde de choc du 11 septembre
    À la réouverture des marchés américains, le Dow Jones recule de 7,1 % en une séance. Les marchés mondiaux plongent dans l’incertitude géopolitique, les valeurs aériennes et touristiques s’effondrent, tandis que le pétrole et l’or s’envolent.
  • 5. Le 9 mars 2020 — Le « lundi noir » du pétrole
    Une guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite, en pleine montée du Covid, provoque une chute de 25 % du baril et fait plonger le S&P 500 de 7,6 %.


Comparaison avec la réaction des marchés

Ce tour d’horizon historique permet de mettre la volatilité actuelle dans sa juste perspective. Un repli de 3 % sur la semaine pour l’indice MSCI World n’a rien à voir avec les séismes boursiers évoqués ci-dessus. Là où le krach de 1987 ou la crise Covid ont détruit en quelques jours entre 20 % et 35 % de la valeur des marchés mondiaux, nous assistons aujourd’hui à un ajustement significatif, mais ordonné.

C’est sur le marché pétrolier que la singularité du choc actuel est la plus lisible : une hausse de 60 % en dix jours dépasse tout ce qu’on a connu, y compris lors des grands chocs pétroliers de 1973 et 1979. Ce découplage entre la relative résilience des actions et la violence du choc pétrolier suggère que les investisseurs n’ont pas encore arrêté leur scénario central, résolution rapide ou enlisement du conflit, et préfèrent pour l’instant attendre.

Notre lecture : la prudence à court terme est légitime. Mais l’histoire nous enseigne que les crises géopolitiques, même les plus intenses, ont rarement justifié de sortir durablement des marchés. Ceux qui ont vendu au plus bas en octobre 2001 ou encore en mars 2020 s’en souviennent encore…

Quel impact sur vos placements ?

Evolution de nos positions en gestion déléguée

Notre scénario déflationniste à horizon patrimonial reste notre boussole

Depuis plusieurs mois, notre gestion déléguée était positionnée de façon délibérément prudente, avec une exposition aux actions limitée au niveau 2 sur une échelle de 6. Ce choix reflétait notre lecture d’un environnement incertain, marqué par des valorisations tendues et des risques géopolitiques croissants. Une position qui s’est avérée protectrice dans le contexte actuel.

Nous franchissons aujourd’hui un nouveau cap. Notre scénario déflationniste à horizon patrimonial reste notre boussole. Depuis le déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, les marchés actions ont accusé le coup : un repli hebdomadaire proche de 3 % sur les indices mondiaux, une volatilité en forte hausse, et des valorisations qui commencent à intégrer un scénario de crise prolongée. Cette correction, bien réelle, crée mécaniquement des points d’entrée que nous ne souhaitons pas laisser passer. Convaincus que nous ne sommes pas face à un krach systémique, nous avons décidé de relever notre exposition aux actions pour la porter à un niveau 3. Ce repositionnement progressif vise à mieux saisir le rebond que nous anticipons à mesure que la situation se clarifiera, qu’il s’agisse d’une détente diplomatique, d’une normalisation du marché pétrolier ou d’une résolution plus structurelle du conflit iranien.

Cette évolution ne traduit pas un excès d’optimisme, mais une gestion active et opportuniste, fidèle à notre philosophie : protéger dans les tempêtes, avancer quand les éclaircies apparaissent.

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Nos produits structurés : pourquoi garder le cap

La remontée brutale de la volatilité et la correction des marché actions suscitent naturellement des interrogations de la part des investisseurs exposés à des produits structurés, notamment ceux référencés sur des indices américains. On pense alors à notre gamme de produits structurés Lucya Taux US que nous avons distribuée récemment.

La flambée géopolitique actuelle joue en faveur de ces produits : en effet, elle renforce le dollar, valeur refuge par excellence en temps de crise, ce qui améliore mécaniquement l’exposition change pour un investisseur en euros.

Par ailleurs, l’environnement de volatilité élevée dans lequel nous entrons est, paradoxalement, favorable à la construction de nouveaux produits structurés : il permet de négocier des conditions plus attractives : coupons plus élevés, barrières plus basses, durées plus courtes. C’est précisément dans ces fenêtres de marché que les meilleures opportunités se construisent.

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La solidité de nos partenaires assureurs : un bouclier pour vos fonds en euros

Lucya est le partenaire digital des plus grands assureurs : Abeille, AXA, Cardif, Generali, et Suravenir. En période d’incertitude, cette information est loin d’être neutre, elle est même primordiale et fait la différence sur la qualité des fonds en euros détenus dans nos contrats.

Rappelons que la structure d’un fonds en euros est majoritairement obligataire, avec des actifs de grande qualité (obligations d’États, d’entreprises bien notées, immobilier). Cette allocation est beaucoup moins volatile que les actions, ce qui protège naturellement le capital lorsque les marchés se retournent.

Ensuite, le fonds en euros bénéficie d’un mécanisme de gestion dans la durée. L’assureur peut lisser les performances grâce aux réserves constituées les années favorables, ce qui permet d’amortir les périodes plus chahutées.

Enfin, lorsque le fonds est porté par un assureur de premier plan, la solidité de son bilan et les exigences réglementaires (notamment Solvabilité II) renforcent la sécurité du dispositif. L’assureur dispose de fonds propres importants et d’une gestion prudentielle des actifs, ce qui lui permet d’absorber une partie des chocs de marché.

Dans une allocation patrimoniale, le fonds en euros n’a pas vocation à maximiser la performance, mais à apporter de la stabilité, de la visibilité et une protection du capital lorsque les marchés deviennent plus incertains. Et avec les bonus en cours sur les contrats Lucya, vous pouvez visez jusqu’à 5,01 % de rendement net, sans condition d’unités de compte.

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Les informations contenues dans cet article ont un caractère exclusivement informatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Tout investissement comporte des risques, y compris de perte en capital. La rédaction de cet article a été achevée le 11/03/2026.

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