L’édito d’avril

Soleil et nuages en papier sur fond vert représentant les tendances macroéconomiques de l'actualité financière chez LUCYA Conseil et Patrimoine à travers nos articles édito de décembre, édito de janvier, édito de novembre, édito d'octobre, édito de février, édito de mars, édito d'avril

Les nouvelles gardiennes du patrimoine

Le patrimoine privé en France est d’environ 16 000 milliards d’euros. 70 % du patrimoine est détenu par les retraités qui continuent à épargner 25 % de leurs revenus, contre 17 % pour les actifs. L’espérance de vie des femmes est de six ans supérieure à celle de leur mari qui est, de surcroît, plus âgé au sein du couple.

Conclusion : la femme veuve de plus de 65 ans détient approximativement 35 % de l’argent privé en France. Quel pouvoir ! Cela influence énormément la sociologie du placement.

Historiquement, les femmes se reposaient majoritairement sur leur conjoint pour la gestion patrimoniale du couple. Dans un pays où l’espérance de vie des femmes est supérieure à celle des hommes, c’était paradoxal.

En reprenant les rênes de la gestion de leur argent, les femmes imposent une approche différente. Elles sont en général plus sécuritaires et privilégient la sérénité et la protection de leurs enfants, et petits-enfants, versus la performance et le risque.

Le succès des livrets, de l’assurance vie en fonds euros, voire de l’immobilier au détriment de la Bourse, sont autant de marqueurs d’une sensibilité plus protectrice dans la gestion des actifs. Ce n’est pas une mauvaise chose, et c’est parfaitement cohérent puisque cette typologie de placements est en adéquation avec leur tempérament d’investisseur.

Au-delà du profil, c’est aussi la finalité qui diffère dans l’utilisation du patrimoine par les femmes : une volonté forte de protéger, donner et transmettre à leurs enfants et à leurs petits-enfants. Si la démarche est noble, il convient toutefois de ne pas se démunir outre mesure. Votre vie est longue, Mesdames, ne vous oubliez pas !