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  • Vivre de son patrimoine à la retraite

    Vivre de son patrimoine à la retraite

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    Vivre de son patrimoine à la retraite

    Vous avez épargné pendant des années. Une assurance vie ouverte il y a longtemps, un appartement mis en location, une résidence principale enfin remboursée, un Plan d’Epargne Retraite alimenté en fin de carrière… Sans forcément le formuler ainsi, vous avez préparé votre retraite. Mais voilà la vraie question, celle que peu de gens se posent vraiment avant d’y être : “Comment vit-on de ce qu’on a construit ?”

    Les français préparent leur retraite sans le savoir

    Les grands champions de l’épargne

    On parle souvent de la retraite comme d’un sujet qu’on remet à plus tard. Pourtant, les Français épargnent. Beaucoup, et depuis longtemps. Avec un taux d’épargne qui flirte régulièrement avec les 17 à 18 % du revenu disponible, l’un des plus élevés d’Europe, ils ont constitué au fil des années un patrimoine souvent bien plus solide qu’ils ne l’imaginent.

    Ce patrimoine, il prend des formes multiples :

    • Une résidence principale achetée à crédit et remboursée,
    • Un contrat d’assurance vie ouvert il y a vingt ans,
    • Un Plan d’Épargne Retraite alimenté en fin de carrière,
    • Un appartement locatif acquis pour « avoir des revenus plus tard ».

    Aucun de ces placements n’a été pensé comme une solution retraite à proprement parler. Et pourtant, c’est exactement ce qu’ils sont devenus.

    La vraie question n’est donc pas « Ai-je suffisamment épargné ? », mais plutôt « Comment est-ce que je vis, maintenant, de ce que j’ai construit ? ».

    Objectif n°1 : la sérénité

    L’expérience d’Alain, 67 ans, ancien directeur commercial à la retraite

    Alain, 67 ans, ancien directeur commercial et client Lucya depuis 2018, ne s’attendait pas à ressentir cela le jour où il a pris sa retraite. Une légèreté, oui, mais aussi une interrogation sur la façon dont son patrimoine allait continuer à travailler pour lui, sans lui.

    Ce qu’il a découvert, c’est que la retraite patrimoniale n’est pas qu’une question de rendement. C’est une question de sérénité.

    La sérénité se construit autour de 3 dimensions :

    L’indépendance d’abord

    Ne pas dépendre uniquement de sa pension, avoir des revenus complémentaires réguliers et prévisibles, sans contrainte de gestion au quotidien.

    La tranquillité ensuite

    Ne plus subir les aléas d’une gestion immobilière, les appels de locataires, les charges, les déclarations de revenus fonciers. Simplifier, pour profiter.

    Le partage, enfin

    Avoir réfléchi à ce qu’on transmet, à qui, et dans quelles conditions. Sans attendre que ce soit l’urgence ou le hasard qui décide.

    Les bons conseils que peu osent partager

    Alain raconte pourquoi il a choisi de se libérer de son immobilier locatif, comment son assurance vie lui verse aujourd’hui un revenu mensuel automatique. Enfin, la règle d’or qu’il applique sur les donations à ses enfants : être généreux sans jamais dépendre d’eux.

    Trois décisions, un partage d’expérience, et des réflexes à adopter, quel que soit votre horizon.

    Libérez vous de l’immobilier

    C’est souvent la partie la plus difficile à entendre, et la plus libératrice une fois franchie. L’immobilier locatif, pilier de tant de patrimoines constitués pendant la vie active, peut devenir un réel fardeau à la retraite.

    Les revenus fonciers sont lourdement fiscalisés : soumis à l‘impôt sur le revenu dans la tranche marginale qui vous incombe, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux, ils sont souvent bien moins rentables qu’on ne le croit une fois la fiscalité déduite.

    Et c’est sans compter les travaux imprévus, les vacances locatives, les relations avec les locataires. Autant de contraintes qui pèsent sur une retraite que l’on souhaite légère.

    La question de la transmission se pose inévitablement. Un bien immobilier se partage mal entre enfants. Il génère des indivisions, des tensions, des désaccords sur la gestion ou la cession. Il peut aussi représenter une charge réelle pour le conjoint survivant, qui se retrouve seul à gérer un actif qu’il n’a peut-être pas choisi de conserver.

    Le cas d’Alain :
    Alain a revendu son appartement locatif trois ans après sa retraite. Le produit de la vente a été réinvesti dans son assurance vie Lucya, sans frais d’entrée.

    Résultat :

    • Des revenus complémentaires mensuels
    • Une fiscalité allégée
    • Un capital transmissible dans les meilleures conditions

    J’ai l’impression d’avoir échangé une source de stress contre une source de revenus. C’est la même chose, mais en mieux.

    Comparer nos contrats


    Exploitez tout le potentiel de l’assurance vie

    L’assurance vie est l’outil patrimonial le plus souple qui existe. Et pourtant, la plupart des épargnants n’en exploitent qu’une fraction des possibilités.

    Les rachats partiels programmés permettent de se créer un revenu complémentaire régulier, tel un salaire que l’on se verserait à soi-même. Après huit ans de détention, la fiscalité est particulièrement avantageuse : les gains bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple.
    C’est discret, automatique, et parfaitement adapté à un mode de vie à la retraite.

    La nue-propriété offre une autre dimension encore : en transmettant la nue-propriété de tout ou partie de son contrat à ses enfants tout en conservant l’usufruit, il est possible d’organiser une transmission progressive, fiscalement optimisée, tout en conservant la jouissance des revenus. Une stratégie à anticiper, mais redoutablement efficace.

    La clause bénéficiaire est le levier de transmission le plus puissant et le plus méconnu. Elle permet de désigner librement les bénéficiaires du contrat, en dehors des règles classiques de succession. Chaque bénéficiaire peut recevoir jusqu’à 152 500 € en franchise de droits.
    Elle peut être modifiée à tout moment, ajustée selon l’évolution des situations familiales, sans notaire, sans formalité lourde.

    Le cas d’Alain :
    Alain a revu sa clause pour intégrer ses trois petits-enfants. Il a ainsi pu avantager sa fille, qui traversait une période difficile, sans créer de déséquilibre perçu comme une injustice par les autres. Une liberté que la succession classique n’aurait pas permise.



    La donation : protégez-vous avant de donner


    C’est l’erreur la plus fréquente dans les familles bien intentionnées : donner trop, trop tôt, sans s’être suffisamment protégé. La générosité est une belle valeur — elle ne doit pas fragiliser celui qui donne.

    La première règle est simple : ne jamais donner ce dont on pourrait avoir besoin. La retraite peut durer trente ans. Les dépenses de santé, de dépendance, d’adaptation du logement peuvent être considérables. Il faut se garder une marge confortable avant d’envisager toute transmission anticipée.

    Le régime de donation entre époux, souvent appelé donation au dernier vivant, est le premier geste à accomplir. Il permet d’élargir les droits du conjoint survivant au-delà de ce que prévoit la loi, et de le protéger réellement en cas de décès. C’est un acte notarié simple, peu coûteux, et fondamental.

    La donation aux enfants peut ensuite s’organiser dans le temps, en profitant des abattements fiscaux disponibles : 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les quinze ans. Un don manuel, une donation-partage, ou une donation avec réserve d’usufruit permettent de transmettre intelligemment, tout en conservant le contrôle de ses actifs. Sans oublier les petits-enfants qui bénéficient d’un abattement de 31 865€ par grand-parent et par petit-enfant (selon la fiscalité en vigueur au 24/02/2026).

    Le cas d’Alain :
    Alain a choisi de donner à chacun de ses enfants et petits-enfants une somme raisonnable, en conservant un capital de précaution qu’il juge non négociable. « Je veux être généreux sans jamais dépendre de mes enfants. C’est une ligne que je ne veux pas franchir. »

    Conclusion : votre patrimoine mérite d’être piloté

    Vous avez construit. Maintenant, il s’agit de vivre de ce que vous avez bâti, avec légèreté, avec clarté, avec la satisfaction d’avoir bien organisé les choses.

    La retraite patrimoniale ne se résume pas à des arbitrages et des optimisations fiscales. Elle se résume à une question simple : est-ce que je vis comme je le voulais ? Est-ce que mon patrimoine travaille pour moi, plutôt que l’inverse ?

    Alain a répondu oui à ces deux questions. Pas parce qu’il a tout prévu, mais parce qu’il a pris les bonnes décisions au bon moment, entouré des bons conseils. Il ne gère plus. Il profite. Et c’est exactement ce à quoi vous avez droit, vous aussi.

    La retraite n’est pas la fin d’une histoire patrimoniale. Au contraire, c’est le moment où elle prend enfin tout son sens. Ce qu’Alain retient de ces premières années de retraité : il n’a pas l’impression de gérer, mais de piloter. Et il y gagne incontestablement en sérénité.

    Besoin d’être accompagné(e) ?

    Nos conseillers sont à votre disposition pour vous aider à définir votre stratégie patrimoniale sur mesure, adapté à votre profil, vos objectifs et votre fiscalité.

    Contactez-nous au 01 44 76 87 60.
    Du lundi au vendredi de 9h00 à 18h30 et le samedi de 9h30 à 13h00 pour les souscriptions.

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  • Allocation d’actifs : ce que nous enseigne l’économétrie sur l’optimisation des rendements

    Allocation d’actifs : ce que nous enseigne l’économétrie sur l’optimisation des rendements

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    Allocation d’actifs : ce que nous enseigne l’économétrie sur l’optimisation des rendements

    La théorie financière moderne pose le principe de la frontière efficiente : pour chaque niveau de risque, il existe un rendement maximal atteignable par la diversification. Mais entre les modèles théoriques et la réalité du marché de l’assurance vie, il existe des opportunités concrètes que vous pouvez saisir dès aujourd’hui.

    Vous connaissez sans doute le principe fondamental de l’investissement : il n’existe pas de rendement supérieur sans prise de risque proportionnée.

    Depuis les travaux d’Harry Markowitz (économiste américain et auteur du modèle de « diversification efficiente » dans les années 1950), la théorie financière nous enseigne cette vérité à travers la notion de frontière efficiente – cette courbe qui délimite, pour chaque niveau de risque que vous acceptez de prendre, le rendement maximal que vous pouvez espérer atteindre.

    Lorsque vous diversifiez votre allocation d’actifs, vous cherchez en réalité à vous positionner le plus près possible de cette frontière. La bonne nouvelle : la réalité du marché de l’assurance vie en 2026 vous offre des opportunités que les modèles théoriques classiques ne captent pas entièrement.

    À savoir :

    Certains contrats proposent aujourd’hui des mécanismes de bonification qui vous permettent d’améliorer votre rendement sans nécessairement augmenter votre exposition au risque, ou qui récompensent généreusement votre diversification vers les unités de compte.



    Comment construire votre allocation d’actifs en conjuguant rigueur analytique et capture intelligente de ces primes de rendement ? C’est précisément ce que nous allons explorer ensemble.

    Commencez par le socle :

    Captez la performance “gratuite” des fonds en euros

    Voici ce qui devrait retenir toute votre attention : certains contrats d’assurance vie vous offrent une majoration du taux de rendement de votre fonds euros sans vous demander la moindre contrepartie. Sur le plan financier, c’est une anomalie de marché remarquable dont vous avez tout intérêt à profiter.

    Concrètement, imaginez que votre fonds en euros serve naturellement 2,50%. Avec un bonus sans condition, ce même fonds peut être bonifié à 4,00%, voire plus, selon les contrats que vous choisissez. Cette bonification gratuite améliore mécaniquement la performance de votre allocation globale, sans que vous ne preniez le moindre risque supplémentaire.

    À savoir :

    Prenons un exemple : vous placez 100 000€ intégralement sur un fonds en euros. Un bonus de 1,50 % sur deux ans vous rapportera 1 500€ de rendement supplémentaire chaque année, sans aucun effort de votre part. C’est un gain d’efficience pure qui s’ajoute automatiquement à vos rendements.

    L’approche est donc claire : avant même de construire une allocation diversifiée vers des unités de compte, assurez-vous d’avoir sélectionné un contrat qui vous offre ces bonus sans condition. C’est votre premier levier d’optimisation, celui qui améliore immédiatement votre point de départ.

    Passez à l’optimisation :

    Actionnez les leviers de bonification conditionnée

    Une fois ce socle sécurisé, vous pouvez aller plus loin. Des bonus supplémentaires sont activables, sous condition d’allouer une partie de votre capital vers des unités de compte. C’est la théorie du portefeuille : votre prise de risque mesurée est récompensée par une prime de rendement, mais amplifiée par un mécanisme de bonification.

    Vous avez alors le choix entre plusieurs options, que vous pouvez combiner selon vos préférences.

    Les produits structurés pour un profil de risque maîtrisé

    Les produits structurés constituent votre première option. Ces supports financiers vous offrent souvent un profil de rendement asymétrique : une protection partielle ou totale de votre capital à l’échéance, combinée à une participation à la hausse d’un ou plusieurs indices (actions européennes, sectoriels, paniers thématiques…).

    En allouant une part de votre versement vers un ou plusieurs produits structurés, vous déclenchez un bonus additionnel sur votre fonds euros, tout en limitant votre risque grâce aux mécanismes de protection intégrés.

    Chez Lucya, nous proposons des produits structurés offrant une protection du capital à l’échéance.

    Découvrir notre gamme de produits structurés

    La gestion déléguée pour externaliser l’expertise

    Vous préférez confier une partie de votre capital à des gérants professionnels ? La  gestion déléguée vous propose des profils équilibrés, dynamiques ou offensifs, pilotés par des experts qui ajustent en continu l’allocation entre actions, obligations et actifs monétaires.

    L’avantage est double : vous bénéficiez d’une expertise professionnelle dans la construction et le rééquilibrage de votre portefeuille, tout en déclenchant les bonus sur votre fonds en euros.

    Découvrir la gestion déléguée, conseillée par Lucya

    Ajoutez votre touche personnelle : une part en gestion libre

    Au-delà de l’allocation systématique que nous venons de décrire, vous avez peut-être des convictions d’investissement personnelles que vous souhaitez exprimer. C’est précisément le rôle de la poche en gestion libre.

    En réservant un pourcentage de votre allocation pour des choix que vous pilotez vous-même, vous vous donnez la possibilité d’investir sur des thématiques qui vous parlent, des secteurs que vous jugez porteurs ou des zones géographiques que vous anticipez prometteuses. Transition énergétique, intelligence artificielle, marchés émergents, santé et biotechnologies : autant de paris sectoriels qui peuvent générer de la performance additionnelle si vos intuitions se confirment.

    Pour aller plus loin…

    Combinez les approches pour maximiser l’efficience

    Vous n’êtes pas obligé de choisir entre l’une ou l’autre de ces options. L’allocation optimale consiste souvent à les mixer : une part de votre versement en produits structurés pour capter des opportunités de marché spécifiques, une part en gestion déléguée pour bénéficier d’une diversification pilotée, et le reste en fonds euros bonifiés pour sécuriser votre socle. Cette stratégie multicouche vous permet de cumuler tous les avantages : sécurité, bonifications maximales, et exposition mesurée aux marchés financiers.

    Cette poche de conviction introduit, certes, un niveau de risque supplémentaire, mais elle vous permet de personnaliser vraiment votre allocation et parfois même, de surperformer les approches purement systématiques. C’est votre équilibre personnel, mêlant rigueur et opportunisme.

    Cette architecture répond aux principes de la théorie financière moderne – diversification, optimisation du couple risque/rendement, tout en exploitant intelligemment les mécanismes de bonification propres à l’assurance vie moderne.

    Chez Lucya, nos experts en gestion de patrimoine vous accompagnent dans la construction de cette allocation sur mesure, parfaitement adaptée à votre profil de risque et à vos objectifs patrimoniaux. Parce qu’optimiser votre rendement, ce n’est pas choisir entre sécurité et performance : c’est construire l’équilibre intelligent entre les deux.

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  • Le grand hiver démographique : comment s’y préparer ?

    Le grand hiver démographique : comment s’y préparer ?

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    Le grand hiver démographique : comment s’y préparer ?

    Le vieillissement de la population française n’est plus une simple projection. C’est une réalité qui bouleverse déjà notre modèle social et appelle à repenser en profondeur nos stratégies patrimoniales. Décryptage d’un enjeu majeur pour votre épargne.

    Le constat : une vague démographique aux effets multiples

    Les chiffres qui changent tout

    En 1981, la France comptait 5 millions de retraités. Aujourd’hui, ils sont 17 millions*. En 2050, ils seront près de 24 millions. Dans le même temps, la population active commence à stagner, voire à diminuer, sous l’effet conjugué de la baisse de la fécondité et du ralentissement de l’immigration.

    Cette évolution mécanique produit des effets en cascade sur l’ensemble de notre système économique et social. Les dépenses de retraite et de santé augmentent structurellement : +6,2% pour les pensions en 2024, +4,6% pour la santé. Et ce n’est qu’un début.

    Plus préoccupant encore : le « mur de la dépendance » qui se profile. Selon la DREES, maintenir le niveau actuel d’accueil en EHPAD nécessiterait la création de 365 000 places supplémentaires d’ici 2050, alors même que le parc a légèrement reculé entre 2019 et 2023. Le coût de la prise en charge de la dépendance pourrait doubler d’ici le milieu du siècle.

    *Source : DREES ( Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) – Les retraités et les retraites – Édition 2025

    L’impossible équation des finances publiques

    Face à cette vague, les finances publiques atteignent leurs limites :

    • Dépenses publiques : 57% du PIB (record pour un pays développé en temps de paix)
    • Déficit : plus de 5% du PIB
    • Dette publique : 113% du PIB

    Le plus frappant ? 50% de la progression de la dette française entre 2017 et 2025 (1 000 milliards sur 2 000) est directement imputable au vieillissement démographique.

    Cette situation crée un effet ciseau redoutable : plus de dépenses sociales d’un côté, moins de recettes fiscales de l’autre (avec une population active qui stagne). Sans réforme structurelle ou croissance économique forte, les marges de manœuvre se réduisent drastiquement.

    Quelles conséquences pour les épargnants ?

    L’Etat ne pourra pas tout financer. La solidarité nationale, si elle reste essentielle, trouvera ses limites. La responsabilité individuelle en matière de prévoyance et d’épargne devient donc centrale.

    Retraite : un système sous tension

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les dépenses de retraite ont progressé de 23 milliards d’euros en 2024, dont la quasi-totalité provient des mécanismes de revalorisation automatique.

    Malgré les réformes successives et le recul de l’âge légal de départ à 62,9 ans en 2025, le système reste fragile. L’équilibre ne peut être trouvé que par trois leviers : allongement de la durée de cotisation, baisse relative des pensions, ou hausse des prélèvements. Aucune de ces options n’est politiquement confortable.

    Pour les actifs d’aujourd’hui, le message est clair : ne comptez pas uniquement sur votre retraite par répartition. Le PER (Plan d’Épargne Retraite) devient un outil incontournable pour maintenir votre niveau de vie une fois à la retraite.

    Chez Lucya, nous recommandons d’anticiper dès 40-45 ans, voire plus tôt pour les professions libérales et indépendants. Un versement régulier, même modeste, bénéficie de l’effet de capitalisation sur le long terme et optimise votre fiscalité année après année.

    Dépendance : l’angle mort de la préparation patrimoniale

    Si la question de la retraite commence à être intégrée dans les stratégies d’épargne, celle de la dépendance reste largement sous-estimée. Pourtant, les projections sont claires.

    Aujourd’hui, 2 millions de personnes de plus de 60 ans sont en perte d’autonomie. Ce chiffre grimpera à près de 3 millions en 2050. Or, le nombre d’aidants familiaux, actuellement entre 8 et 10 millions est appelé à se contracter pour cause d’éclatement des structures familiales et d’éloignement géographique.

    Besoins en financement colossaux

    Un séjour en EHPAD coûte aujourd’hui en moyenne 2 500 à 3 500€ par mois, dont une partie seulement est prise en charge par l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Sur 5 à 10 ans, la facture peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

    Les solutions : quatre piliers pour anticiper

    1/ Préparez votre retraite dès maintenant

    Ne comptez pas uniquement sur la répartition. Le PER (Plan d’Epargne Retraite) devient un incontournable pour maintenir votre niveau de vie :

    • Anticipez dès 40-45 ans, voire même plus tôt pour les indépendants
    • Privilégiez les versement réguliers pour bénéficier de l’effet capitalisation sur le long terme
    • Optimisez votre fiscalité année après année

    Comparer nos PER

    2/ Intégrez la question de la dépendance

    Souvent négligé, ce sujet mérite pourtant la plus grande attention, et ce dès 50-55 ans :

    • Souscrire une assurance dépendance suffisamment tôt pour en limiter le coût (idéalement avant 60 ans)
    • Détenir une épargne de précaution dédiée : via des contrats d’assurance vie diversifiés
    • L’immobilier : SCPI, parts de SCPI pour générer des revenus complémentaires ou disposer d’actifs immobilisables

    3/ Diversifiez au maximum

    On ne le dira jamais assez : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ! Profitez du contexte actuel d’inflation basse – au plus bas depuis 2020 – pour structurer ou restructurer votre patrimoine.

    • Les fonds en euros retrouvent leur attractivité avec une inflation à 0.3% (rendements réels positifs autour de 2,5, 3%)
    • Les unités de compte, pour le potentiel de performance sur le long terme
    • L’immobilier : SCPI, parts de SCPI pour les revenus complémentaires
    • Les produits structurés, pour optimiser le couple rendement / risques, selon votre profil d’investisseurs

    4/ Utilisez les bons outils fiscaux

    • Le PER, pour préparer votre retraite et profiter des déductions fiscales
    • L’assurance vie pour transmettre en optimisant la fiscalité

    Pourquoi faut-il agir maintenant ?
    Le vieillissement démographique impose d’adapter votre vision de l’épargne. Terminé le temps où l’on comptait uniquement sur la solidarité nationale. L’étape incontournable, le PER : votre meilleur allié pour préparer votre retraite.

    Chez Lucya, nous vous accompagnons pour construire une stratégie patrimoniale sur mesure, adaptée à vos objectifs et aux réalités de demain.

    Besoin d’être accompagné(e) ?

    Nos conseillers sont à votre disposition pour vous aider à définir votre stratégie patrimoniale sur mesure, adapté à votre profil, vos objectifs et votre fiscalité.

    Contactez-nous au 01 44 76 87 60.
    Du lundi au vendredi de 9h00 à 18h30 et le samedi de 9h30 à 13h00 pour les souscriptions.

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  • Livrets en baisse : comment réallouer votre épargne ?

    Livrets en baisse : comment réallouer votre épargne ?

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    Livrets en baisse : comment réallouer votre épargne ?

    Face à la baisse progressive des rendements de l’épargne réglementée,vous êtes nombreux à nous interroger sur les solutions pour faire fructifier votre patrimoine. Si le Livret A et le LDDS conservent leurs atouts en termes de disponibilité et de garantie, leur rémunération actuelle incite clairement à explorer d’autres horizons.


    Constat : l’épargne réglementée sous pression

    Depuis plusieurs années, les taux de l’épargne réglementée évoluent au gré des politiques monétaires. Si le Livret A a connu des hausses, depuis 2025, la tendance est à la baisse. Le LDDS suit la même trajectoire, tandis que le LEP, malgré un taux plus attractif, reste plafonné et réservé aux revenus modestes.

    À savoir :

    Depuis le 1er février 2026, le livret A est rémunéré 1,5 % net d’impôts et de prélèvements sociaux, contre 3 % jusqu’en janvier 2025, 2,40 % en février 2025, puis 1,70% depuis août dernier. De quoi s’interroger sur l’allocation de votre épargne.

    Cette érosion progressive, particulièrement sensible en période d’inflation, nécessite de trouver des alternatives. L’objectif : préserver son pouvoir d’achat tout en visant des performances supérieures, sans renoncer à la sécurité.

    L’assurance vie et le Plan d’Épargne Retraite constituent les enveloppes idéales pour répondre à ces enjeux. Au-delà du traditionnel fonds en euros garanti, ces contrats donnent accès aux unités de compte et à des mécaniques d’optimisation attractives.


    Quelles sont les alternatives ?

    Les bonus : transformez vos arbitrages en gain immédiat

    Vous disposez de capitaux importants sur des placements peu rémunérateurs ? Livret A plafonné, ancien contrat d’assurance vie, compte courant, PEL à échéance… Le moment est peut-être venu de réfléchir à une optimisation, d’autant que les offres sont nombreuses en ce début d’année, et pour certaines, particulièrement attractives.

    Le principe est simple : vous faites un versement sur votre assurance vie ou votre PER et profitez d’une offre bonus qui améliore immédiatement le rendement du fonds euros de votre contrat sur une période donnée. Concrètement, si le fonds en euros affiche un taux de base de 2,50 %, un bonus de 2 % porte la rémunération totale à 4,50 % sur les sommes investies.

    Ce mécanisme améliore directement la performance de votre épargne. Sur un versement de 50 000 euros placé sur le fonds euros avec un tel bonus, vous bénéficiez de 2 250 euros d’intérêts au lieu de 1 250 euros, soit 1 000 euros de gain supplémentaire dès la première année. Ce rendement supplémentaire peut représenter l’équivalent de plusieurs années de rémunération de votre épargne bancaire.

    Ces offres sont soumises à certains conditions : montant minimum de versement, durée minimale de détention, parfois allocation sur certains supports. Au-delà du bonus, qui ne doit pas constituer votre seul critère de décision, il est primordial de choisir un contrat de qualité avec des frais compétitifs, une gamme de supports performants et un accompagnement adapté à vos besoins patrimoniaux.

    Ces fenêtres d’opportunité prennent tout leur sens lorsque vous envisagez naturellement de réorganiser votre épargne : rentrée exceptionnelle de capitaux, débouclage d’un placement, ou optimisation globale de votre allocation. Combiner l’accès à un contrat plus performant et un bonus de bienvenue constitue alors une démarche cohérente pour dynamiser votre patrimoine.

    Lucya a su négocier pour vous des conditions particulièrement attractives, profitez en tant qu’il en est encore temps !

    Profiter des opportunités en cours

    Dynamiser votre patrimoine : deux solutions pour viser des performances supérieures

    Le fonds en euros conserve sa place pour sécuriser une partie de votre épargne avec sa garantie en capital. Mais pour espérer des rendements significativement supérieurs à l’épargne réglementée, les unités de compte ouvrent des perspectives intéressantes. Si elles n’offrent pas de garantie en capital et vous exposent à un risque de perte, elles permettent d’accéder à des stratégies d’investissement sophistiquées et à un potentiel de performance plus élevé.

    –> Les produits structurés : allier ambition de performance et protection conditionnelle

    Les produits structurés représentent une solution particulièrement adaptée aux épargnants qui souhaitent se positionner sur les marchés tout en bénéficiant de mécanismes de protection du capital. Ces instruments financiers élaborés méritent qu’on s’y attarde.

    Vous investissez sur un horizon déterminé, généralement entre 3 et 8 ans. L’évolution de votre placement est liée à celle d’indices boursiers, de matières premières ou d’autres actifs selon une formule prédéfinie. Lorsque ces sous-jacents évoluent favorablement, vous captez une partie significative de cette performance. Les objectifs de gain visés peuvent atteindre 30% à 50% sur la durée du produit, offrant ainsi des perspectives bien supérieures à l’épargne traditionnelle.

    L’atout majeur de ces produits réside dans leur mécanisme de protection : à l’échéance, selon les conditions du produit, tout ou partie de votre capital initial est garanti par l’émetteur. Cette protection conditionnelle s’applique si vous conservez le produit jusqu’à son terme et reste soumise à la solidité financière de l’établissement émetteur. En cas de sortie anticipée, le capital n’est pas garanti et vous pourriez subir une perte, la liquidité de ces produits étant par nature limitée.

    La stratégie gagnante consiste à diversifier vos investissements sur plusieurs produits structurés aux mécanismes et échéances variés. Cette approche permet de répartir les risques tout en multipliant les opportunités de performance. Au fil du temps, les produits arrivent progressivement à échéance, libérant du capital que vous pouvez réinvestir selon les opportunités du moment et votre stratégie patrimoniale.

    Chez Lucya, vous avez accès à une sélection rigoureuse de produits structurés émis par les plus grandes banques européennes, négociés aux meilleures conditions. Nous vous accompagnons dans la compréhension des caractéristiques de chaque produit et de son adéquation à votre situation patrimoniale. A savoir : nos produits présentent un faible indice de risque (entre 1 et 2, sur une échelle allant de 1 à 7), un bon compromis entre risque et potentiel de performance.

    Découvrir notre gamme de produits structurés

    –> La gestion déléguée : confier votre allocation à des professionnels

    Si vous préférez déléguer le pilotage de votre allocation sur les marchés, la gestion déléguée constitue une solution clé en main qui mérite votre attention. Le principe : une équipe de gérants professionnels pilote votre portefeuille en fonction d’une stratégie définie et de votre profil de risque.


    Ces experts analysent quotidiennement les marchés et ajustent dynamiquement votre allocation. Ils modifient l’exposition aux différentes classes d’actifs, zones géographiques et secteurs économiques en fonction de leurs anticipations. Cette gestion active vise à saisir les opportunités et à limiter l’exposition en période de turbulences, sans intervention de votre part.

    Vous choisissez dès le départ un profil de gestion adapté : prudent pour privilégier la stabilité, équilibré pour un compromis entre sécurité et performance, ou dynamique pour viser des rendements plus élevés en acceptant une volatilité plus importante.

    Un avantage intéressant de certaines gestions pilotées réside dans leurs mécanismes de sécurisation progressive. Lorsque votre portefeuille atteint certains objectifs de performance, une partie des plus-values peut être automatiquement transférée vers le fonds en euros. Ce dispositif permet de cristalliser les gains acquis et de faire progressivement monter votre niveau de sécurité.

    Découvrir la Gestion déléguée, conseillée par Lucya


    Construire votre stratégie patrimoniale


    L’enjeu n’est pas d’abandonner l’épargne réglementée, qui garde sa place pour vos besoins de liquidités, mais de construire une allocation équilibrée et performante.

    Une répartition cohérente pourrait combiner :

    • L’épargne réglementée pour vos besoins immédiats et votre épargne de précaution (3 à 6 mois de dépenses)
    • Le fonds en euros, optimisé par des bonus sur versement, pour vos projets à moyen terme
    • Les produits structurés pour capter les opportunités de marché avec protection du capital
    • La gestion déléguée pour une exposition dynamique aux marchés selon votre profil

    Cette approche vous permet d’optimiser votre patrimoine global en adaptant chaque solution à des objectifs précis. Elle offre la flexibilité nécessaire pour faire évoluer votre allocation au fil de votre vie.

    L’importance de l’accompagnement :

    Face à la diversité des solutions disponibles, un conseiller spécialisé devient indispensable. Analyser votre situation, définir vos objectifs, évaluer votre sensibilité au risque et construire une allocation personnalisée sont des étapes cruciales pour réussir.

    Lucya offre le meilleur des deux mondes : l’accès à une large gamme de solutions négociées aux meilleures conditions, avec un conseil transparent

    Cette approche vous permet d’optimiser votre patrimoine global en adaptant chaque solution à des objectifs précis. Elle offre la flexibilité nécessaire pour faire évoluer votre allocation au fil de votre vie.


    En résumé :

    Dans un environnement où l’épargne réglementée peine à préserver le pouvoir d’achat, diversifier devient une nécessité. Entre les bonus sur versement qui récompensent immédiatement votre régularité, les produits structurés qui allient protection et performance, et la gestion déléguée qui confie votre épargne à des experts, les solutions existent pour dynamiser votre patrimoine tout en maîtrisant le risque. L’assurance vie et le PER sont les outils de cette transformation patrimoniale.

    Besoin d’être accompagné(e) ?

    Nos conseillers sont à votre disposition pour vous aider à définir votre stratégie patrimoniale sur mesure, adapté à votre profil, vos objectifs et votre fiscalité.

    Contactez-nous au 01 44 76 87 60.
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  • PLF 2026 : Cap maintenu sur l’Assurance vie et le PER

    PLF 2026 : Cap maintenu sur l’Assurance vie et le PER

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    PLF 2026 : Cap maintenu sur l’Assurance vie et le PER

    Après des mois d’incertitude, la loi de finances 2026 a finalement privilégié la stabilité fiscale plutôt que la rupture. Si quelques dispositifs d’épargne connaissent des ajustements ciblés, l’essentiel demeure : l’assurance-vie préserve l’intégralité de ses atouts, et le PER reste un outil performant de préparation retraite.


    L’assurance vie préservée, la stabilité confirmée

    Excellente nouvelle pour votre patrimoine : les projets de taxation des fonds euros au titre d’une hypothétique « fortune improductive » ont été définitivement abandonnés. Et la flat tax reste intacte, soit 30% contre 31,4% pour la plupart des autres placements soumis à la hausse des prélèvements sociaux.

    Le régime fiscal de l’assurance-vie demeure donc intact – rachats comme transmission – confirmant son rôle de pilier patrimonial incontournable. Cette stabilité vous offre toute la visibilité nécessaire pour structurer sereinement vos allocations 2026.

    PER : quelques ajustements

    Un recadrage sur les versements après 70 ans

    À compter de 2026, les versements effectués sur un PER au-delà de 70 ans perdent leur déductibilité fiscale.

    Cette mesure vise à recentrer l’avantage fiscal sur la phase active de constitution de l’épargne retraite. Si vous approchez cet âge ou l’avez franchi, anticiper vos versements devient essentiel. Pour autant, le PER conserve l’ensemble de ses autres atouts : souplesse de sortie et portabilité restent au rendez-vous.

    La durée de report des plafonds non utilisés étendue de 3 à 5 ans

    Voilà une bonne nouvelle ! Si vous n’avez pas encore utilisé ce levier pour optimiser votre fiscalité, c’est le moment.

    Bon à savoir :
    Si vous être marié ou pacsé, vous pouvez également utiliser les plafonds disponibles (non utilisés) de votre conjoint. Il est également possible de profiter du plafond d’un enfant, s’il est majeur et qu’il est rattaché à vous fiscalement (même s’il ne travaille pas). Ce dernier bénéficie en effet de son propre plafond et les cotisations versées sur son PER sont déductibles du revenu imposable des parents.

    Une flat tax différente pour les PER et les PERP

    La flat tax est désormais fixée à 31,4 % pour les PER en raison du relèvement des prélèvements sociaux. Et cette mesure est rétroactive, ce qui signifie que les gains réalisés en 2025 sont soumis au taux de 18,6 %.

    Subtilité : les PERP, eux, ne sont pas concernés. Ils conservent une flat tax à 30 % grâce au maintien des prélèvements sociaux historiques à 17.2 %. 


    IFI et holdings : impact limité

    L’impôt sur la fortune immobilière maintient son périmètre actuel, sans extension aux actifs financiers.

    Quant à la nouvelle taxe visant certaines holdings patrimoniales, elle ne concerne qu’un nombre restreint de structures disposant d’un patrimoine financier supérieur à 5 millions d’euros. Ces dispositions restent donc sans incidence pour la grande majorité de nos clients.


    Transmission d’entreprise : le pacte Dutreil évolue

    Les règles du pacte Dutreil, dispositif clé pour transmettre une entreprise familiale, se renforcent : exclusion des biens non professionnels et allongement de la durée de conservation des titres, qui passe de 4 à 6 ans.

    Un durcissement qui nécessite une anticipation accrue, sans remettre en cause l’efficacité globale du dispositif.


    EN SYNTHESE :

    • Assurance-vie : fiscalité maintenue, attractivité préservée
    • PER : privilégiez les versements avant 70 ans pour optimiser la déductibilité, augmentation des prélèvements sociaux. Mais une bonne nouvelle : durée de report des plafonds non utilisés étendue.
    • Fiscalité globale : hausse modérée des prélèvements sociaux et de la flat tax
    • IFI : aucun changement, périmètre immobilier confirmé
    • Transmission : anticipation renforcée sur le pacte Dutreil

    Le PLF 2026 confirme la préservation des grands équilibres de l’épargne patrimoniale française. Une continuité qui vous permet d’aborder l’année avec visibilité et sérénité.

    Le constat est clair :
    Hormis ces mesures ciblées, aucun bouleversement fiscal pour votre patrimoine en 2026. Les enveloppes patrimoniales – contrats d’assurance-vie, solutions retraite, produits financiers – maintiennent leur régime d’imposition actuel. Cette continuité vous offre la visibilité nécessaire pour optimiser votre allocation d’actifs avec clarté et confiance.

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  • Transferts Loi Pacte – mode d’emploi d’une liberté retrouvée

    Transferts Loi Pacte – mode d’emploi d’une liberté retrouvée

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    Transferts Loi Pacte – mode d’emploi d’une liberté retrouvée

    Depuis la loi Pacte de 2019, les anciens dispositifs retraite ainsi que les PER peuvent être transférés sans perdre leur antériorité fiscale. Une révolution qui redonne du pouvoir aux épargnants, longtemps enchaînés à leurs contrats historiques. Pourtant, des milliards d’euros dorment encore sur des contrats obsolètes aux frais excessifs et rendements décevants.

    Le marché du transfert : une révolution née de la loi Pacte

    Avant 2019, le paysage de l’épargne française ressemblait à un labyrinthe sans issue. Transférer un contrat impliquait un rachat total avec perte de l’antériorité fiscale durement acquise – un frein rédhibitoire. PERP, Madelin, PERCO, article 83… chaque produit imposait ses propres règles et interdisait toute mobilité. Souscrire revenait à s’enchaîner à son assureur pour plusieurs décennies.

    La loi Pacte a tout changé avec deux innovations majeures

    Première révolution

    La possibilité de transférer votre dispositif retraite vers un nouveau contrat en conservant tous vos avantages fiscaux.

    Deuxième révolution

    Le PER remplace les anciens dispositifs avec un atout de taille : la mobilité gratuite de votre épargne après 5 ans.

    Ces nouvelles règles du jeu bousculent le marché. Les acteurs historiques doivent désormais faire face à des plateformes indépendantes et des acteurs digitaux qui proposent des contrats de qualité supérieure à frais réduits. Résultat ? Une concurrence accrue dont vous êtes le grand gagnant : pour attirer votre épargne, les établissements multiplient les offres attractives.


    Constat

    Les chiffres parlent : plusieurs dizaines de milliards d’euros sont désormais éligibles au transfert. Le marché se structure autour de deux tendances majeures. D’une part, la chasse aux frais excessifs – les épargnants fuient les contrats aux frais de gestion supérieurs à 1% et privilégient la transparence tarifaire. D’autre part, la recherche de performance : l’accès à des fonds euros performants et des supports diversifiés devient un critère décisif.

    Malgré cette liberté retrouvée, une majorité d’épargnants reste figée sur des contrats obsolètes. Les freins psychologiques dominent : crainte des formalités, fidélité bancaire, méconnaissance pure et simple de cette opportunité. Or, les établissements ont rationalisé leurs processus – ce qui était un parcours d’obstacles est devenu une simple formalité.

    Le transfert : mode d’emploi


    Pour le PER

    Le principe est simple  : vous souscrivez d’abord un nouveau contrat auprès de l’établissement choisi. Celui-ci orchestre ensuite l’ensemble des opérations avec votre assureur actuel. Vos supports sont liquidés puis reversés sur le nouveau contrat, généralement sous 2 à 3 mois. Durant cette transition, votre épargne reste investie et continue de produire des intérêts.

    L’antériorité fiscale est intégralement préservée : un contrat ouvert en 2010 transféré aujourd’hui conserve ses 15 ans d’ancienneté, avec tous les avantages fiscaux associés.

    Après 5 ans de détention, tout PER se transfère vers un nouvel établissement, sans frais, et sans altération des droits fiscaux accumulés. L’ensemble des déductions pratiquées sur votre précédent contrat demeurent acquises – aucune remise en cause de l’optimisation fiscale réalisée.

    Validez que le nouvel établissement assume l’intégralité du processus administratif (c’est le cas chez Lucya !) Conservez soigneusement l’ensemble de la documentation relative à vos versements antérieurs et déductions fiscales – ces éléments pourront s’avérer indispensable



    Pourquoi transférer maintenant


    Le début d’année constitue une fenêtre d’opportunité unique pour des raisons à la fois commerciales et techniques.


    Les bonus

    Les offres les plus attractives se concentrent habituellement sur le début d’année. Autrefois soumises à une part de versement sur des unités de compte, il est désormais possible de trouver des offres sans cette contrainte. Vous êtes donc triplement gagnant : vous transférez vers un contrat à frais réduits, de meilleure qualité, et vous gagnez immédiatement en rendement en profitant des offres bonus.

    Découvrir nos offres bonus

    Les participation aux bénéfices

    Elle varie considérablement d’un contrat à l’autre. Sur les fonds en euros, les variations peuvent atteindre plusieurs dizaines de points de base entre acteurs. Les meilleurs fonds euros du marché affichent des rendements supérieurs de 1 à 2 points par rapport à la moyenne. Un différentiel de 0,5% peut paraître modeste, mais appliqué à 50 000 € sur 15 ans, l’écart se chiffre en milliers d’euros.


    La participation aux bénéfices différenciés

    Mécanisme plus subtil mais crucial. Sur les fonds en euros, les assureurs provisionnent une partie des résultats pour lisser les rendements futurs. Cette réserve bénéficie principalement aux contrats déjà en portefeuille. En transférant votre épargne, vous accédez aux provisions du nouveau contrat, potentiellement plus généreuses, surtout si vous quittez un contrat ancien aux réserves épuisées.


    Les frais de gestion

    Ils constituent un levier d’optimisation majeur. Ces frais oscillent de 0,5% à plus de 1% selon les contrats. Réduire ces frais de 1% à 0,5% représente une économie de 500 euros annuels sur 100 000 euros – soit 5 000 euros sur 10 ans, hors effet de capitalisation. Cette amplitude impacte directement votre capital final, pouvant amputer jusqu’à 15% de votre patrimoine constitué.


    La consolidation des gains : un enjeu technique majeur

    Les gains de votre fonds en euros viennent d’être définitivement consolidés sur votre contrat au 31 décembre. Si vous désinvestissez plus tard dans l’année, vous vous exposez à une décote du rendement : les gains générés depuis le 1er janvier ne seront pas intégralement comptabilisés. Les assureurs appliquent alors un taux de rémunération réduit, proratisé sur la durée effective de présence dans l’année, ce qui diminue votre valeur de rachat. En transférant dès le début de l’année, vous sécurisez l’intégralité de vos gains de l’année écoulée tout en maximisant le potentiel de croissance sur le nouvel exercice.


    La mise à jour de l’enveloppe de déductibilité

    Pour le PER, le 1er janvier remet à zéro votre enveloppe de déductibilité. Transférer dès le début d’année vous positionne idéalement pour exploiter ce nouveau plafond sur douze mois. Contrairement à la fin d’année saturée par la course aux avantages fiscaux, les équipes de transfert disposent en janvier de davantage de disponibilité pour un traitement plus rapide et personnalisé.

    Ouvrir un PER Lucya

    En conclusion :

    L’optimisation patrimoniale s’opérationnalise par des décisions concrètes. Transférer son PER n’a rien d’un marathon administratif – c’est un levier d’efficience accessible, susceptible de générer des écarts substantiels sur votre capital de long terme. Entre bonus attractifs, meilleure participation aux bénéfices, réduction des frais, consolidation des gains et timing fiscal optimal, les arguments sont nombreux pour qui détient un contrat ancien et sous-performant. L’inertie a un coût. Profitez de ce début d’année pour donner à votre épargne les moyens de ses ambitions. Et chez Lucya, nous réussissons même à transférer des contrats d’assurance vie chez un même assureurs.

    Offres en cours

  • Clause bénéficiaire standard sans conjoint : décryptage et guide

    Clause bénéficiaire standard sans conjoint : décryptage et guide

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    Clause bénéficiaire standard sans conjoint : décryptage et guide

    La clause bénéficiaire standard sans conjoint est un second modèle mis à disposition par certains assureurs dans le bulletin d’adhésion du contrat d’assurance vie.

    Qu’est-ce qu’une clause bénéficiaire standard sans conjoint ? Comment fonctionne-t-elle ? Est-elle adaptée à votre situation ? Voici tout ce que vous devez savoir pour faire le bon choix.

    Une clause bénéficiaire standard sans conjoint est un modèle préconisé par l’assureur dans le bulletin de souscription du contrat dans lequel le conjoint ou partenaire de PACS n’est pas désigné comme bénéficiaire de premier rang.

    Quand utiliser la clause standard sans conjoint ?

    Cette formulation est particulièrement adaptée si vous souhaitez :

    • Transmettre directement à vos enfants sans passer par votre conjoint
    • Privilégier d’autres bénéficiaires (petits-enfants, frères, sœurs, neveux, nièces…)
    • Organiser votre succession lorsque vous n’avez pas de conjoint ou de partenaire pacsé

    Voici la formulation standard d’une clause bénéficiaire sans conjoint :

    « Par parts égales mes enfants nés ou à naître, à défaut de l’un ayant renoncé au bénéfice de l’assurance ou étant décédé avant ou après la souscription, pour sa part ses descendants, à défaut les survivants, à défaut mes héritiers. »

    Cette rédaction reprend les principes essentiels d’une clause standard, en excluant explicitement toute disposition en faveur du conjoint ou partenaire pacsé.

    Focus sur les termes de la clause standard sans conjoint


    Par parts égales mes enfants nés ou à naître …

    Cette première expression signifie que les enfants de l’assuré présentent les principaux bénéficiaires du contrat.

    Elle permet d’inclure les enfants déjà nés au jour de la rédaction et d’anticiper la naissance potentielle d’enfants ultérieurs après la rédaction de la clause.

    Ainsi, tous les enfants de l’assuré peuvent être bénéficiaires, même si certains sont nés après la souscription de l’assurance vie.

    Enfin par parts égales : sauf indication contraire, chaque enfant reçoit une part identique du capital.

    Cette formulation vous permet d’anticiper l’avenir sans avoir à modifier votre clause à chaque naissance.

    …à défaut de l’un ayant renoncé au bénéfice de l’assurance ou étant décédé avant ou après la souscription, pour sa part ses descendants, à défaut les survivants, à défaut mes héritiers.

    Concrètement, cette formulation prévoit que si l’un des bénéficiaires désignés renonce au bénéfice du contrat ou décède, sa part revient à ses descendants.

    À défaut de descendants, cette part est répartie entre les autres bénéficiaires survivants.

    Enfin, si aucun bénéficiaire désigné ne peut ou ne souhaite percevoir le capital, celui-ci est attribué aux héritiers légaux de l’assuré.

    Les héritiers sont alors déterminés conformément aux règles civiles de dévolution successorale. Il peut s’agir, selon la situation familiale, des parents, frères et sœurs, neveux et nièces, ou de tout autre héritier légal.

    La mention finale « à défaut mes héritiers » joue ainsi un rôle essentiel : elle permet d’assurer qu’une solution est toujours prévue, même en l’absence de bénéficiaires principaux ou en cas de renonciation.

    Cette rédaction garantit que le capital sera transmis dans le respect du cadre légal et des volontés du souscripteur, quelles que soient les circonstances au moment du décès.

    Que se passe-t-il pour le conjoint ou partenaire pacsé ?


    Dans une clause bénéficiaire standard sans conjoint, le conjoint ou partenaire de PACS n’est jamais inclus comme bénéficiaire, même s’il existe au moment du décès.

    Le capital est versé prioritairement aux bénéficiaires désignés (par exemple les enfants). Cette formulation permet de maîtriser précisément la transmission du capital selon votre volonté.

    Ce type de rédaction est préconisée lorsque l’assuré souhaite que ses enfants reçoivent directement le capital sans passer par une étape précédente en faveur d’un conjoint ou partenaire pacsé. Cela peut-être adapté notamment dans les situations suivantes :

    • Famille recomposée où vous souhaitez protéger vos enfants d’une première union
    • Volonté de transmettre directement à la génération suivante
    • Conjoint disposant déjà de ressources suffisantes
    • Stratégie patrimoniale spécifique


    Cette clause vous intéresse ? N‘hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez échanger avec votre conseiller sur cette option.

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  • La clause bénéficiaire libre : décryptage et guide

    La clause bénéficiaire libre : décryptage et guide

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    La clause bénéficiaire libre : décryptage et guide

    La clause bénéficiaire libre permet de désigner librement la ou les personnes qui recevront les capitaux décès (ou la rente) d’un contrat assurance vie ou plan épargne retraite individuel, après le décès de l’assuré.

    Contrairement à une clause standard proposée par l’assureur, la clause libre permet une personnalisation complète de la transmission du capital.

    Toutefois, il faut porter une attention toute particulière à sa rédaction qui doit absolument être limpide et respecter un certain formalisme pour éviter tout litige au dénouement du contrat.


    Pourquoi opter pour une clause libre ?


    La clause dite libre offre une entière liberté au souscripteur. Parmi les options qui s’offrent à vous, vous pouvez en effet:

    • Choisir des bénéficiaires qui n’ont pas de lien de parenté (clause nominative personnalisée) : personnes physiques ou morales (famille, amis, association, fondation, entreprise, etc.), même sans lien de parenté.
    • Répartir le capital comme vous le souhaitez et privilégier financièrement un héritier par rapport à un autre, et établir vos propres règles pour répartir les capitaux dans l’ordre que vous décidez : définir des quotations exprimées en pourcentage ou à des conditions particulières.
    • Prévoir un ordre de transmission : inclure des bénéficiaires de second ou troisième rang (par exemple : « X, à défaut Y »).
    • Prendre en compte les situations familiales complexes (familles recomposées, concubins, pacsés, enfants issus de différentes unions, etc.).


    Vous pouvez également choisir ses bénéficiaires sans les nommer précisément et les définir uniquement par le lien qui les unit : enfant, conjoint, ses héritiers.

    Vous pouvez nommer plusieurs bénéficiaires, des personnes physiques ou morales (fondation, association)… et même si vous ne partagez pas de liens de parentés.

    Vous pouvez également choisir ses bénéficiaires sans les nommer précisément et les définir uniquement par le lien qui les unit : enfant, conjoint, ses héritiers.


    Précautions à prendre pour rédiger la clause bénéficiaire

    • Prévoir des bénéficiaires de second rang (par exemple : « X, à défaut Y »), ainsi en cas de prédécès de X, vous prévoyez que votre souhait est de transmettre à Y.
    • En cas de pluralités des bénéficiaires, fixer les quotités à l’aide de pourcentage (%) et non de montant (par exemple : « 50 % pour X, et 50 % pour Y », au lieu de « 20 000 € pour X et 20 000 € pour Y », car le solde du contrat est susceptible d’évoluer.
    • Selon les cas, préférer soit une désignation par la qualité du(des) bénéficiaire(s) (« mon conjoint, mes enfants, mes neveux… ») soit nominative (lorsqu’on veut notamment désigner « un tiers » tel qu’un ami, son concubin, etc., mieux vaut le désigner par ses noms, prénom(s), lieu et date de naissance et adresse).


    Peut-on modifier la clause après la souscription ?

    Oui, tant que le bénéficiaire n’a pas accepté formellement la clause, vous pouvez la modifier à tout moment en adressant un simple avenant à votre assureur*.

    *Attention : si un bénéficiaire accepte la clause (on parle de bénéficiaire acceptant), la clause devient irrévocable, vous ne pouvez plus la modifier seul et certains actes (comme un rachat total) requièrent son accord.

    Vérifiez régulièrement que la clause bénéficiaire du contrat est toujours en adéquation avec vos souhaits et votre situation personnelle et n’hésitez pas à l’actualiser si besoin (par exemple lors d’un mariage, d’une naissance, d’un divorce, d’un décès…). En effet la clause bénéficiaire doit être le reflet des volontés du défunt.

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  • Clause bénéficiaire standard : décryptage et guide

    Clause bénéficiaire standard : décryptage et guide

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    Clause bénéficiaire standard : décryptage et guide

    La clause bénéficiaire standard est le modèle préconisé par votre assureur dans le bulletin d’adhésion du contrat d’assurance vie.

    Cette clause variant d’un assureur à l’autre : la manière dont elle est libellée mérite donc un examen attentif, de votre part.

    Cette disposition juridique proposée par l’assureur ne désigne pas nominativement les bénéficiaires du contrat. Elle privilégie le « cercle familial » selon un ordre successoral classique (conjoint, enfants, petits-enfants, etc.). Elle prévoit souvent une protection pour le partenaire pacsé mais aucune pour les personnes en union libre (concubins).

    Couramment choisie par l’adhérent pour désigner un de ses plus proches parents, la clause type (standard) anticipe au mieux les éventuels changements de situation de l’assuré et aussi… de ses bénéficiaires désignés (en cas de prédécès, renonciation, représentation).

    Certaines clauses standards incluent également des dispositions concernant les contrats détenus par les co-assurés en co-souscription et définissent le versement du capital au conjoint survivant selon le dénouement au premier ou second décès.

    Généralement, la clause bénéficiaire standard prend la forme suivante :

    « Mon conjoint non séparé de corps ou la personne avec laquelle j’ai conclu un Pacte civil de solidarité (Pacs) en vigueur à la date du décès, à défaut mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales, à défaut mes héritiers ».

    Focus sur les termes de la clause standard

    En pratique, cette phrase signifie qu’à votre décès, les capitaux investis sur votre contrat d’assurance vie seront versés en priorité à votre conjoint(e) survivant ou bien à votre partenaire pacsé(e). Il est possible de désigner le conjoint bénéficiaire sans le nommer car la qualité de conjoint est appréciée au jour de la réalisation du risque (décès) et non au jour de la souscription (C. ass. art. L. 132-8, al. 4).

    Nommer son conjoint de façon explicite entraine un certain formalisme et astreint à modifier cette clause aux changements de vie importants (séparation, divorce, mariage, union, décès, naissance)

    Cas pratique : Amélie s’est mariée en 2022 avec Baptiste. En cas de décès prématuré, elle souhaite lui transmettre son capital : elle fait donc le choix de le nommer bénéficiaire de ces capitaux dans une clause non standard mais nominative.

    Quelques années plus tard, sa situation matrimoniale évolue et le couple se sépare. En 2025, elle convole en secondes noces avec « Christian ».


    Si Amélie omet de modifier la clause bénéficiaire de son contrat pour favoriser Christian : en cas de disparition, c’est Baptiste son ex-époux qui bénéficiera du versement du capital décès et non Christian. Est-ce l’expression de ses dernières volontés ?
    Dans ce cas, l’usage de la clause standard aurait été suffisamment protectrice pour son nouveau conjoint (ou partenaire pacsé).


    A la date du décès la clause standard permet au conjoint survivant d’être gratifié. Par ce choix, l’ex-conjoint, ni le conjoint séparé de corps ne peuvent être bénéficiaires du capital décès. Pour précision, une séparation de corps est un jugement qui met fin à l’obligation de vie commune sans altérer le lien de mariage.

    Ainsi, en restant générale la clause standard permet de s’adapter aux unions comme le mariage et le PACS, mais exclut le concubinage.


    Que se passe-t-il en cas de prédécès du conjoint ou partenaire d’un PACS ?


    …à défaut mes enfants nés ou à naître…

    En cas de décès de votre conjoint ou partenaire pacsé, vos enfants prendront le relais. La rédaction de la clause standard généraliste évite ainsi que vous oubliez certains de vos enfants (nés après la souscription de votre contrat et la rédaction de la clause bénéficiaire). En effet, seules les personnes nommées dans la clause peuvent être gratifiées.

    Cas pratique : Amélie a deux enfants lors de l’adhésion du contrat : Pierre et Paul. Elle souhaite rédiger elle-même la clause pour les privilégier, si elle décédait prématurément. Elle mentionne leurs noms et prénoms. Deux ans plus tard, elle met au monde un troisième et dernier enfant : « Jeanne ».

    Si Amélie ne modifie pas sa clause bénéficiaire pour nommer « Jeanne », au décès d’Amélie, seuls Pierre et Paul recueilleront les capitaux… Jeanne sera exclue de ce partage.

    Que se passe-t-il si un enfant vient à disparaître avant l’assuré-souscripteur ?


    …vivants ou représentés, par parts égales…

    En matière de succession, si un enfant disparaît prématurément avant l’assuré-souscripteur, ce sont ses propres enfants (donc les petits-enfants) qui hériteraient en lieu et place par l’effet de la « représentation ». En assurance vie, ce mécanisme de représentation n’est pas automatique. Il faut le mentionner pour qu’il s’applique. Une précision subtile qui a de l’importance.

    Cas pratique : Ella détient un contrat d’assurance vie. Elle a deux fils Max et Léon qui ont également chacun deux enfants. Ella renonce à la clause standard proposée par l’assureur et rédige la clause nominative suivante : « Mes enfants Max et Léon à par parts égales ».

    Quelques années plus tard, son fils Max décède accidentellement. Lorsque Ella disparaît à son tour, elle n’a pas modifié la clause bénéficiaire de son contrat assurance vie. A défaut de représentation dans la clause bénéficiaire décès, les enfants de Max ne pourront prétendre au versement d’une partie du capital. Léon recueillera sa part (50%) et celle de son frère soit finalement la totalité.


    C’est pour éviter un partage déséquilibré et non voulu des capitaux que la clause bénéficiaire standard précise « vivants ou représentés ». Les enfants représentés étant les enfants décédés qui ont une descendance.

    …A défaut mes héritiers

    Si à votre disparition, vous n’avez pas de conjoint ni d’enfant, ni de petits-enfants, ce sont vos autres héritiers qui percevront les capitaux de votre assurance vie. Selon les situations, il peut s’agir de vos parents, de vos frères et sœurs, ou bien encore de vos neveux et nièces.

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  • Clause bénéficiaire par désignation nominative : décryptage et guide

    Clause bénéficiaire par désignation nominative : décryptage et guide

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    Clause bénéficiaire par désignation nominative : décryptage et guide

    Contrairement à la clause bénéficiaire standard, la clause nominative est rédigée librement par le souscripteur et désigne précisément les bénéficiaires par leur identité. Cette personnalisation permet d’adapter la transmission du capital à une situation familiale ou patrimoniale spécifique et de traduire fidèlement la volonté du souscripteur.

    Toutefois, cette liberté de rédaction s’accompagne d’un certain formalisme. Une clause mal rédigée peut entraîner des difficultés d’interprétation, voire l’intégration des capitaux dans la succession. Il est donc essentiel de respecter certaines règles afin de sécuriser la transmission et de garantir que les bénéficiaires désignés percevront effectivement les fonds dans le cadre avantageux de l’assurance-vie.


    Comment rédiger sa clause nominative ?

    La rédaction de la clause nominative indique les critères essentiels suivants :

    •  Les coordonnées détaillées (état civil, adresse) des bénéficiaires,
    •  La répartition du capital entre eux de préférence en pourcentage, si vous souhaitez les gratifier différemment,
    •  La représentation en cas de prédécès ou renonciation, dans le cas où l’un de vos bénéficiaires désignés décèderait avant vous ou renoncerait au bénéfice du contrat, vous devez choisir à qui reviendrait sa part. Il convient de préciser la mention « vivants ou représentés », à défaut mes héritiers .

    Il faut veiller à ce que la rédaction de la clause bénéficiaire reste en adéquation avec les volontés du titulaire du contrat assurance vie et que les informations soient toujours bien actualisées.


    Quels conseils pour désigner ses bénéficiaires ?



    4 conseils essentiels pour désigner vos bénéficiaires :

    • Vous pouvez transmettre le capital investi sur votre assurance vie à certains membres de votre famille, à des proches sans lien de parenté ou bien encore à une association ou une fondation œuvrant pour une cause d’intérêt général.
    • La clause bénéficiaire nominative doit être précise et limpide pour éviter des interprétations fallacieuses et préserver d’éventuels conflits familiaux, lors du dénouement du contrat.
    • Dans le cas du conjoint, il est déconseillé d’associer une désignation nominative avec la mention de la qualité du bénéficiaire, par exemple « mon époux Alexandre T »; car en cas de divorce puis de nouvelle union, il se pourrait que la clause non modifiée devienne source de conflit entre le 1er et le 2ème conjoint.
    • Par ailleurs, il est souvent utile de préciser « mon conjoint non séparé de corps, ni faisant l’objet d’une procédure de divorce ».


    Le capital décès peut être transmis à une personne physique. Au sens du droit français, c’est un être humain doté, en tant que tel, de la personnalité juridique.

    Le bénéficiaire du capital décès peut être également une personne morale comme une congrégation, fondation ou association d’intérêt général.

    En l’absence de désignation d’un bénéficiaire ou de bénéficiaire identifié, le capital de l’assurance vie n’est plus « hors-succession » : il est réintégré dans l’actif successoral de l’assuré, perdant ainsi tous les avantages civils et fiscaux de l’assurance vie (abattements).

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